Un diagnostic au pifomètre

C.Dupin,

Montréal

 

Comme le disait le capitaine Haddock à la fin de « Tintin au pays de l’or noir », c’est une histoire « à la fois très simple et très compliquée » (1).

Très simple car ce patient de 45 ans se présentait avec un unique symptôme et que celui-ci répondait à une étiologie univoque. Très compliquée car la découverte de cette affection et surtout la compréhension de sa physiopathologique ont nécessité des investigations complexes.

Le patient se plaignait uniquement d’une odeur corporelle désagréable évoquant celle du poisson pourri sans aucun autre signe de maladie systémique. Ce symptôme très ancien chez lui n’était lié ni à un trouble de l’odorat, ni à une hallucination olfactive puisqu’il pouvait être objectivé par des tiers. Il se manifestait par une odeur nauséabonde de la sueur, des urines, de la salive et du sperme s’accentuant après consommation de certains aliments. Cette mauvaise odeur avait d’importantes conséquences sur la vie affective et sociale du sujet (mésentente conjugale et conduites d’évitement lors des contacts professionnels). Plusieurs épisodes de dépression et d’attaques de panique avaient émaillé les années précédentes. L’interrogatoire mettait enfin en évidence le caractère familial de cette symptomatologie puisque le frère et le père du malade souffraient du même handicap.

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