Une agressivité sympathique

N.Chabert,

Paris

 

Service de psychiatrie de l’hôpital universitaire Nihon à Tokyo. Une patiente de 46 ans est adressée en consultation en avril 2009 pour automutilations à répétition.

Dans ses antécédents somatiques, l’interrogatoire retrouve un diabète de type 2 depuis 3 ans. De plus à deux reprises au cours des 4 mois précédents la pression artérielle systolique (PAS) a été mesurée à 200 mm Hg.

L’histoire psychiatrique semble avoir débuté il y a deux ans après une procédure de divorce. La patiente a alors présenté une agitation anxieuse avec sensation de perte d’énergie et hypersensibilité aux bruits. Malgré un traitement associant anxiolytiques et paroxétine prescrit en ambulatoire, les symptômes se sont accentués. En janvier 2009, la malade a été licenciée et les troubles se sont encore aggravés avec épisodes  d’auto-agressivité déclenchés par les bouffées anxieuses (scarifications des poignets, tentatives d’auto étranglement à l’aide de cordes, projection de la tête contre un bureau…). Selon la patiente, seules ces sensations douloureuses parvenaient à juguler son anxiété.

L’examen clinique d’entrée est sans particularité avec une PAS à 138/88 mm Hg. En dehors d’une hyperglycémie à jeun à 10,7 mmol/L, les examens biologiques standard, incluant bilan hépatique, rénal et thyroïdien sont normaux.

Un traitement plus lourd associant anxiolytiques, antidépresseurs, régulateurs de l’humeur, neuroleptiques et psychothérapie se révèle à nouveau inefficace avec des crises d’anxiété suivies d’auto-agressivité presque quotidiennes. Entre ces épisodes la malade ne semble pas être angoissée.

En juillet 2009, la patiente est admise en urgence pour des vomissements profus qui sont rapportés à une acido-cétose diabétique avec cétonémie à 1 647 µmol/L et glycémie à 15,5 mmol/L. En cours d’hospitalisation, on note des épisodes d’hypertension allant jusqu’à 200/110 mm Hg.

A ce stade Masahiro Suzuki et coll. prescrivent un examen biologique simple qui va permettre de rattacher l’ensemble du tableau à une seule étiologie et de proposer un traitement.  


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