Etudes de médecine : la fin de l’Eldorado belge

Paris, le jeudi 28 septembre 2017 - Jusqu’alors, ils n’avaient que la frontière Nord du pays à passer pour se lancer dans des études médicales en Belgique qui leur garantissaient un cursus beaucoup moins sélectif qu’en France. Mais face à l’afflux impressionnant d’étudiants français venus tenter leur chance après un premier échec sur leur sol national, les autorités belges ont récemment décidé de couper le robinet, ou tout au moins de restreindre encore plus drastiquement la possibilité offerte aux aspirants médecins français de suivre leurs études dans les universités du Royaume.

Depuis le décret du 29 mars 2017 adopté par le Parlement de la Fédération WallonieBruxelles, les étudiants qui veulent commencer des études de médecine ou d’odontologie sont désormais obligés de réussir un examen d’entrée en vigueur dès la rentrée 2017/2018. Déjà, en 2012, la Belgique avait mis en place des quotas d’étrangers obligeant les facultés de médecine et de dentaire des régions francophones à se limiter à l’accueil de 30 % d’étudiants non résidents. Cette première mesure ayant pour objectif principal de limiter le nombre d’étudiants français qui tentent, chaque année, de contourner le numerus clausus instauré en France pour limiter le nombre d’élèves en formation.

A peine plus de 10 % de réussite pour les Français

D’après les chiffres communiqués très récemment par l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur belge, le double goulet d’étranglement représenté par le quota et le nouvel examen d’entrée semble avoir bien fonctionné. Ils ne sont ainsi cette année que 62 sur près de 500 candidats non résidents à avoir réussi à franchir l’obstacle pour accéder aux études de sciences médicales et dentaires et seulement 55 d’entre eux ont été admis en médecine, soit un ratio de 11,68 %. Un taux nettement plus faible que le taux de réussite cumulé (étudiants belges et non résidents) qui se situe aux alentours de 20 %.

A première vue, le quota de 30 % fixé en 2012 est donc loin d’être atteint grâce ou à cause, selon le point de vue depuis lequel on se place, de ce nouvel examen d’entrée qui n’a pas particulièrement souri à nos ressortissants. La ministre de la Santé de la Fédération, Maggie de Block s’est de son côté félicitée de l’efficacité du nouveau système qui devrait améliorer encore la qualité globale de la filière et refroidir les velléités de nombre d’étudiants français.

Benoît Thelliez

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