Institut Pasteur : 130 ans et toujours la rage de vaincre !

Paris, le jeudi 15 novembre 2018 – Une foule nombreuse s’était pressée ce jour-là, qui pour apercevoir le Président de la République, Sadi Carnot, qui pour saluer l’inauguration du Palais de la rage comme il était surnommé alors par les parisiens. Nous sommes le 14 novembre 1888 et l’Institut fondé un an plus tôt par Louis Pasteur est inauguré de manière fastueuse. L’Institut Pasteur de Paris, célèbre toute cette semaine, ce cent trentième anniversaire.

Pas d’Institut Pasteur sans esprit pastorien

En 1898, Emile Roux, fidèle lieutenant de Louis Pasteur et directeur de l’Institut de 1904 à 1933 soulignait qu’il fallait un peu plus que des pipettes et des paillasses pour faire un Institut Pasteur : « il faut encore y introduire l’esprit pastorien, c’est-à-dire la foi scientifique qui donne l’ardeur au travail, l’imagination qui inspire les idées, la persévérance qui les poursuit, la critique qui les contrôle, la rigueur expérimentale qui les prouve et aussi l’indépendance et le désintéressement qui sont une conséquence de l’amour passionné de la vérité. » Cette foi n’aura jamais quitté les chercheurs qui marchent dans les pas de Pasteur et découvriront les agents pathogènes de la peste, du typhus, du SIDA…

Et demain ?

A l’occasion des célébrations organisées cette semaine, Stewart Cole, directeur général de l’institut Pasteur, a présenté l’avenir de l’Institut. Il a notamment évoqué le développement du microscope Titan : « doté de capacités hors norme, le nouveau Titan Krios™ (Thermo Scientific™ Krios™ CryoTEM) de l’Institut Pasteur est un microscope électronique de pointe construit par Thermo Fisher Scientific. Il a été inauguré le 12 juillet 2018. Virus, composants d’une cellule, ou encore complexes de protéines (…) pourront être visualisés avec un niveau de détails jusqu’ici inégalé » explique-t-il.

L’avenir c’est aussi le pôle d’expertise Omics, inauguré le 13 septembre 2018 qui réunit des « équipes de recherche multidisciplinaires d’excellence et des technologies de pointe pour explorer toutes les possibilités offertes par le développement de la biologie computationnelle ».

Les projets de ce pôle porteront « sur la propagation des épidémies, la compréhension de l’évolution des microbes et des virus et de leurs résistances aux traitements, ou encore l’exploration des données de génomiques humaines pour comprendre les facteurs de prédispositions aux maladies ».

Bis ! Au moins ! 

F.H.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article