Pas à la calorie près !

Paris, le samedi 8 juillet 2018 – L’automesure est le mal (ou le bien ?) du siècle. On compte tout et notamment son nombre de pas et son niveau d’activité physique, dans l’espoir de voir s’envoler les kilos. Pour disposer de données sur ces nouveaux eldorados de la vie moderne, on s’équipe d’appareils et notamment de bracelets censés nous indiquer à la calorie près ce que cette petite marche ou cette séance d’exercice nous a ôtés. Las, ces objets auxquels les sportifs amateurs et professionnels se fient souvent aveuglément sont loin d’offrir des résultats fiables.

Une équipe de médecins spécialisés en médecine cardio-vasculaire à l’université de Stanford a testé les performances de sept bracelets connectés. « Nous nous demandions si ces mesures pourraient aider les médecins. Avec une précision suffisante, ils pourraient par exemple aider à révéler des arythmies qui, à un stade précoce, ne sont pas détectables en consultation », explique Anna Shchervina. En la matière, ces outils ne sont pas négligeables : testés sur 20 hommes et 20 femmes, six d’entre eux (sur sept) ont donné des résultats de la fréquence cardiaque avec moins de 5 % d’erreurs. Mais en ce qui concerne le comptage des calories, donnée qui intéresse moins certainement les médecins, mais plus sûrement les utilisateurs, les résultats sont souvent très médiocres. Aucun bracelet n’a atteint un taux de bonnes réponses supérieur à 80 % et l’un des dispositifs affichait même 93 % d’erreurs. « Cette imprécision tient sûrement à ce que la dépense énergétique est calculée indirectement, contrairement à la fréquence cardiaque qui est mesurée avec un capteur » explique le professeur Euan Ashley,  surpris néanmoins de l’ampleur de cette faiblesse.

M.P.

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Vos réactions (1)

  • L'automesure des calories détourne de l'équilibre alimentaire

    Le 13 juillet 2017

    "L’automesure est le mal du siècle"… Tout au moins en diététique. En effet, il semblerait que le décompte des calories ingérées et/ou dépensées détourne de façon extrêmement désavantageuse les patients du but pour lequel ils la pratiquent. La majorité la pratique soit pour obtenir une alimentation saine soit pour maigrir et dans les deux cas, l'accent n'est pas mis sur l'équilibre alimentaire qui est l'essentiel.

    Aline Israel-Tajchner

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