Big Brother n'a plus besoin de vous regarder

Pékin, le samedi 5 mai 2018 – Un rapport officiel chinois annonce qu’un système de « surveillance émotionnelle » est mis en place dans plusieurs sociétés de l’empire du milieu. 
Il consiste, par l’intermédiaire de capteurs placés dans les casques des travailleurs, d’enregistrer leurs EEG afin de détecter, grâce à l’analyse « d’algorithmes d'intelligence artificielle », des valeurs aberrantes qui pourraient indiquer l'anxiété la colère, le stress, ou la fatigue et ainsi ajuster, en particulier, les temps de pauses et les cadences.

Au départ peu apprécié des ouvriers qui « pensaient que l'on voulait lire leurs pensées », ces dispositifs seraient, selon leurs zélateurs, désormais bien acceptés et se déploieraient dans une douzaine d'entreprises, ainsi que dans des unités de l'armée dans certaines compagnies de transports. Dans ce domaine, les capteurs permettraient (en théorie tout au moins) le déclenchement d’une alarme quand ils décèlent un état de fatigue, d’endormissement ou de manque de concentration chez un conducteur.

Une victoire amère pour Georges Orwell.

F.H.

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