Bonne prise

Paris, le samedi 4 juillet 2015 – L’école d’ingénieur (Esme Sudria) à Ivry-sur-Seine est un vivier de jeunes chercheurs, qui démontre chaque année à travers leurs projets de fin d’études (qui font l’objet d’une compétition interne) leur volonté de développer des dispositifs innovants et utiles. Ainsi, l’année dernière, les travaux de Pierre Pagliughi, Grégoire Lerondeau et Kevin Martins avaient été très remarqués : ils confirmaient la possibilité de concevoir un fauteuil roulant piloté par la pensée grâce à un casque Mindwave.

Activer ou désactiver une prise par un simple clignement d’œil

Depuis plusieurs années, les recherches visant à transformer les "ondes" cérébrales en commandes intelligibles pour une machine ont explosé. Si hier, envisager de faire bouger des objets par la seule force de la pensée supposait la réalisation d’interventions invasives, aujourd’hui, un simple casque EEG semble le permettre.  Depuis déjà plus de huit ans, destiné aux chercheurs, le casque EEG Mindwave de la société Neurosky, doté d’une unique électrode, offre en effet la possibilité de "capter" les ondes cérébrales. Dans la lignée de leurs aînés, trois étudiants de l’Esme Sudria, Claire Matrone, Valentin Mathieu et Maxime Gérard ont exploité les possibilités du casque pour élaborer un prototype de commande à distance de prises électriques, d’où le nom de leurs système « Smart’n Plug » (le n faisant allusion à neurologie). Comme le rapporte le site Futura Sciences, les trois jeunes ingénieurs ont conçu une carte électronique capable de traiter les signaux captés par le fameux casque. Puis, ces signaux sont transmis par une simple liaison Blue tooth à un module relié à une prise. La commande analysée permet ainsi soit d’activer ou de désactiver un interrupteur, soit de moduler une puissance. Tandis que le casque peut se déclencher grâce à un simple clignement d’œil, les étudiants ont également élaboré un logiciel permettant aux utilisateurs d’adapter leurs "ondes cérébrales" au système. Le prototype présenté devant leurs pairs s’est révélé fonctionnel, mais d’autres développements sont déjà envisagés par les trois jeunes gens. « Nous avons beaucoup d’idées pour aller au-delà de ce prototype ! Par exemple, il faudrait ajouter un capteur infrarouge qui permettrait à la personne de commander par la pensée plusieurs prises en se positionnant devant chacune d’elles. Notre but c’est de donner de l’autonomie à des personnes handicapées. Avec un système comme celui-ci, tout ce qui se branche peut être commandé à distance » expliquent à Futura Sciences les jeunes ingénieurs.

Des travaux qui démontrent non seulement le dynamisme de la jeune recherche française, mais aussi une nouvelle fois les potentiels importants des dispositifs reposant sur le décryptage des ondes cérébrales.

Léa Crébat

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