Comment en voulant lutter contre les déserts médicaux Agnès Buzyn les aggrave !

Saint-Remy-en-Bouzemont, le samedi 17 mai 2017 - Que le lecteur se rassure, il ne s’agirait pas ici de s’en prendre, dans la longue tradition de la presse médicale, quelques semaines seulement après sa nomination, au nouveau ministre de la santé, mais bien de conter comment, Agnès Buzyn a aggravé (involontairement) la désertification médicale d'un petit coin de la Marne en nommant à son cabinet, un conseiller sélectionné à raison de son expertise de la question !

Les patients de la maison de santé pluridisciplinaire de Saint-Remy-en-Bouzemont, dans la Marne, sont en effet inquiets depuis que leur unique médecin généraliste le Dr Jacques Olivier Dauberton, ancien président du syndicat ReAGJIR, a été nommé conseiller, auprès du Pr Agnès Buzyn où il est appelé à « apporter son expérience pour que la ruralité soit prise en compte » comme il l’a expliqué dans la presse de la Marne.

Il a même était mis dans l’impossibilité d’organiser sa succession à ce poste comme il l’a raconté : « les deux premières semaines ont sans doute été un peu brutales pour les patients mais pour moi aussi, j’ai reçu un coup de fil de la ministre de la Santé qui m’a posé des questions simples sur l’organisation que nous avions mise en place dans une zone rurale comme Saint-Remy. J’ai appris ensuite que j’étais nommé comme conseiller. Ce n’était pas du tout prévu et je n’avais pas particulièrement participé à la campagne d’En Marche ».

En pratique, si deux généralistes y effectuent pour l’heure des vacations de remplacements, celles-ci prendront fin le 28 juin, laissant sans médecin cette ville d’un peu plus de 500 âmes.

La présidente de la communauté de communes, citée par le journal l’Union, indique avoir contacté l'agence régionale de santé (ARS) et une association de jeunes médecins généralistes pour pallier ses difficultés, le Dr Dauberton, quant à lui,  malgré ces nouvelles fonctions,  participe également activement à la recherche.

Il se veut également rassurant à l’adresse de sa patientéle : « je ne pars pas, je ne me désinstalle pas (…) je reviendrai, c'est une parenthèse » avance-t-il, sans savoir s’il sera pris par le virus de la politique !

F.H.

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