Le robot n’est pas un collègue comme les autres

Paris, le samedi 17 juillet 2021 - On les appelle les robots collaboratifs, ou encore les cobots. Par rapport aux machines industrielles classiques, ces dispositifs supposent une véritable collaboration avec l’homme. Aussi, entraînent-ils dans le milieu professionnel, une réelle redéfinition des rôles de chacun. Ces robots signalent l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) permettent d’augmenter significativement la productivité et sont dès lors de plus en plus plébiscités par certaines industries. Ils représentent également un atout pour les employés, en allégeant certaines de leurs contraintes. Le recours à ces robots collaboratifs peut ainsi par exemple contribuer à diminuer les troubles musculosquelettiques.

Charge mentale et isolement

Cependant, ces cobots sont parfois perçus avec appréhension. Les changements organisationnels qu’ils entraînent peuvent en effet être ressentis comme une dépréciation du rôle joué par certains. Dans les ateliers de fabrication ou usines où ils ont pu être déployés, certains ouvriers ont ainsi redouté d’être « remplacés » par ces engins robotisés. Aussi, l’INRS considère que parmi les risques associés aux cobots, la souffrance psychique ne doit pas être oubliée. L’institution relève encore que la présence du robot collaboratif peut accroître chez certains une forme de « charge mentale », liée à la nécessité d’une surveillance constante. Enfin, Jean-Christophe Blaise, responsable du laboratoire Sécurité des équipements de travail et des automatismes à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), longuement interrogé par Le Monde sur ce sujet évoque le sentiment d’isolement potentiellement augmenté par le « remplacement » des collègues humains par ces outils. « Les changements organisationnels liés à l’implantation de ces robots dans l’entreprise entraînent parfois des situations d’isolement relationnel, lorsque les collègues sont moins nombreux ou plus distants physiquement notamment. Parfois encore, le rôle des opérateurs par rapport au robot collaboration n’est plus clair » met en garde l’INRS dans une brochure récente spécialement consacrée à ces nouveaux systèmes.



L.C.

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Vos réactions (2)

  • Bof

    Le 04 août 2021

    Bof.
    Moi, j'ai surtout l'impression que dans le soin, nous sommes devenus des robots comme les autres...

    Dr E Grosdidier

  • Il ne manque plus que notre consœur Susan Calvin (;-)

    Le 10 août 2021

    Pour les "non-geeks": S. Calvin est un personnage récurrent des nouvelles d'Isaac Asimov consacrées aux robots. Et l' un des ses objets d'étude favori est l'interaction psychologique entre homme et ceux-ci.
    Déjà il m' arrive depuis longtemps de dialoguer mezzo-voce avec mon Mac, façon Luke Skywalker avec D2R2 (;-), genre "mais qu' est-ce que tu racontes?"
    Jeep

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