Quel type d’activité les médecins canadiens vont-ils pouvoir prescrire ?

Paris, le samedi 27 octobre 2018 - Depuis quelques temps, les médecins Français peuvent prescrire des activités physiques à certains de leurs patients. Le dispositif est complexe et les financements très dépendants des complémentaires et des localités. Aussi, rares sont les médecins qui se sont déjà emparés de ce dispositif. D’autres obstacles peuvent expliquer cette réticence. De nombreux patients ne sont guère familiers avec la pratique sportive et sont peu enthousiastes à l’idée de s’y initier, qui plus est lorsque la maladie s’est installée. Les médecins n’ont pas toujours le désir de convaincre leurs patients.

50 prescriptions par médecin

Au Canada, une initiative vient répondre à ces différents écueils. Le Musée des beaux-arts de Montréal s’est associé aux Médecins francophones du Canada afin de proposer des visites gratuites de l’institution à certains patients. Le dispositif est totalement gratuit pour ces derniers et les médecins de l’organisation pourront prescrire jusqu’à cinquante visites au musée en un an. Les malades pourront venir accompagnés d’un adulte de leur choix et de deux enfants. Les personnes visées sont celles atteintes de dépression, mais aussi les sujets atteints de diabète ou de maladies chroniques.

Oublier la maladie devant un Monnet

Les bénéfices pour la santé pourraient ne pas être parfaitement similaires à ceux de l’exercice physique, face à des pathologies comme le diabète. Néanmoins, une visite au musée est déjà un premier pas contre la sédentarité. Par ailleurs, la vice-présidente de Médecins francophones du Canada, Hélène Boyer assure : « De plus en plus d’études le démontrent : le contact avec les œuvres d’art a un réel impact sur l’état de santé physique et mental de la population. Nous sécrétons des hormones lorsque nous visitons un musée et ces hormones sont responsables de notre bien-être. Les gens ont tendance à penser que ce n’est efficace que pour les problèmes de santé mentale. Mais ce n’est pas le cas. C’est aussi efficace pour les patients diabétiques, pour les patients en soins palliatifs et pour les personnes atteintes de maladies chroniques. Quand on regarde une œuvre d’art, notre attention est portée sur l’œuvre et on oublie nos souffrances et nos anxiétés », détaille-t-elle.

Le programme débute le 1er novembre et son efficacité sera évaluée dans un an, avant une éventuelle pérennisation du dispositif qui nécessitera cependant alors de s’interroger plus précisément sur son financement.

Diane Caulet

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