Un bonus pour le développement de solutions bio-informatiques contre le cancer !

Paris, le samedi 11 février 2017 – L’industrie pharmaceutique à l’instar de nombreux autres secteurs de l’économie n’a pas échappé à la tendance à la sous-traitance d’une partie de ses activités, aux premiers rangs desquelles la production industrielle et la réalisation des essais cliniques. Longtemps la recherche est demeurée la chasse gardée des laboratoires. Cependant, un mouvement de translation émerge vers des sociétés de services et d’innovation, qui sont nombreuses (mais demeurent de taille restreinte). S’inscrivant dans cette évolution, l’entreprise dijonnaise Oncodesign a récemment mis la main sur le centre de recherche de GSK à Villebon-sur-Yvette (plateau de Saclay).

Partenariat public/privé

Si cette alliance avec GSK devrait permettre à Oncodesign d’élargir son champ d’activité au-delà de la seule oncologie, elle ne l’empêche pas de poursuivre son projet de développer des solutions « bio-informatiques » dédiées à la lutte contre le cancer. Son projet « OncoSNIPE » vient de connaître un coup d’accélérateur avec la dotation par la Banque publique d’investissement de 7,7 millions d’euros, dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA). Grâce à ces fonds et en partenariat avec la société d’intelligence artificielle italienne Expert System, le groupe lyonnais de services numériques Sword et le développeur d’outils de diagnostic pour la médecine personnalisée Acobiom, OncoSNIPE a pour objectif de mettre au point des outils qui contribueront à « l’identification et la caractérisation de patients résistants aux traitements anti cancéreux et ainsi orienter la recherche et le développement de solutions thérapeutiques spécifiques » explique Oncodesign. Pour ce faire, seront utilisés des systèmes d’intelligence artificielle, d’apprentissage statistique et d’enrichissement sémantique. Ces recherches se concentreront sur les cancers du sein, du pancréas et du poumon. Quelques 800 patients doivent être inclus dans un projet qui s’étalera sur quatre ans. Cette participation des malades sera permise par la collaboration au programme de trois centres : les Hôpitaux universitaires de Strasbourg et les centres régionaux de lutte contre le cancer de Dijon et de Marseille.

En soutenant largement ce projet, la Banque publique d’investissement poursuit sa politique de promotion des partenariats publics/privés et de prime aux activités alliant innovation thérapeutique et enjeux de santé publique.

Léa Crébat

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