Un patient encombrant

Genève le samedi 9 mars 2019 - Alors que depuis une quinzaine de jours, de nombreux Algériens protestent contre un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, âgé de 82 ans et en très mauvaise santé, le pays a découvert, grâce notamment aux réseaux sociaux et à la télévision française, qu’il est actuellement soigné aux hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Un zombie au 8e étage

Un nombre non négligeables de plaisantins ont alors saisi leur téléphone, qui pour faire des canulars, qui pour s'enquérir des frais d'admission ou pour obtenir des détails sur l'état de santé du chef de l’État…saturant le standard du centre hospitalier.

« Bonjour, je voulais vous signaler la présence d’un zombie au 8e étage de votre établissement », voici le type de messages qui a assailli les HUG qui disent avoir connu un surplus de 3000 appels téléphoniques par jour en début de semaine.

Leur page Facebook a elle aussi été inondée de posts, dans lesquels certains internautes sommaient les HUG d’ « être transparents sur l’état de santé » d’Abdelaziz Bouteflika, quand d’autres suppliaient les médecins de le « débrancher » !

Sur ce point, la Tribune de Genève affirme que ce patient encombrant est en « menace vitale permanente » en raison de problèmes neurologiques et respiratoires. Pour les observateurs du quotidien suisse Le Temps, cette aggravation explique d’ailleurs « pourquoi il a été admis aux HUG plutôt qu’à la discrète clinique de Genolier, sur les hauts de Nyon, où il avait encore fait un bref séjour en août dernier ». Bien entendu l’entourage du président a depuis démenti ces informations. 

Selon le porte-parole des HUG, après ce pic d’appel, la situation serait revenue à la normale…en Suisse tout du moins.

F.H.

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