Une innovation captivante !

Lausanne, le samedi 15 avril 2017 – Les parents dont les enfants ont été hospitalisés en service de réanimation néonatale ou pédiatrique se souviennent tous des sonneries retentissant de manière constante d’un bout à l’autre de la salle. Le cœur bondit systématiquement, l’inquiétude s’installe. Les infirmières surgissent très vite et, dans la très grande majorité des cas, rassurent immédiatement les parents : un capteur s’est très légèrement déplacé. L’enfant va bien. Ces fausses alertes, très fréquentes, ne sont pas sans conséquence. Outre l’impact psychologique sur les parents au chevet de leur enfant, elles représentent un véritable stress pour les nourrissons. Par ailleurs, elles provoquent de nombreuses interventions inutiles de la part des infirmières, qui peuvent ainsi être détournées de véritables urgences ou de soins en cours. Cette situation dommageable pourrait trouver une solution avec l’utilisation de caméras remplaçant les capteurs.

Algorithme et système ultra sensible de vision

L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et le Centre suisse d’électronique et de micro-technique viennent en effet de mettre au point un dispositif de caméras permettant de mesurer en continu les paramètres vitaux des enfants prématurés sans contact et sans fil. « Le rythme cardiaque est détecté à partir des variations légères de la couleur de la peau du bébé, dues aux battements du cœur. La respiration est quant à elle analysée via les mouvements du thorax et des épaules. La nuit, des caméras infrarouges prennent le relai. Le contrôle peut donc être assuré en continu » indique de manière générale l’EPFL. Outre un système de vision ultra sensible qui permet la détection d’infimes variations de couleurs de la peau, des algorithmes ont été établis afin de traiter les informations saisies par les caméras en temps réel. Des tests réalisés sur les adultes ont confirmé que le dispositif permet de « de distinguer les pixels de peau les uns des autres et d’utiliser les petites variations de couleur de ces pixels pour extraire le rythme cardiaque », explique Sybille Falette doctorante à l’EPFL. Ces premiers tests ont offert des résultats quasiment identiques à ceux des capteurs traditionnels. Une première expérimentation sur des nouveau-nés devrait être lancée prochainement à l’Hôpital universitaire de Zurich.

M.P.

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