Une nouvelle arme contre le xylostome* ?

Londres, le samedi 2 septembre 2017 - Dice, une entreprise britannique qui commercialise une application de billetterie pour les concerts, a introduit dans son règlement intérieur un « congé gueule de bois »….Cependant, comme l’alcool est à consommer avec modération, il ne sera valable que quatre fois dans l'année.

Une idée qui pourrait traverser le channel ?

Eric Rocheblave, avocat spécialiste du droit du travail, évoque cette idée auprès du quotidien le Parisien. A ses yeux, allouer des congés « gueule de bois » reviendrait à « inciter les salariés à consommer de l’alcool » et serait en contradiction avec l’article 4121-1 du code du travail qui stipule que l’employeur « doit assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

Mais pour le fondateur de Dice, l’objectif affiché est d’installer un climat de confiance dans l’entreprise alors que « dans l’industrie musicale, certaines des meilleures affaires se concluent après un concert » et sous-entendu autour d’un (ou plusieurs) verre.

Plus prosaïquement tout ceci n’est sans doute qu’un savant coup de publicité…

*  « Je me réveillai dans la nuit, la tête lourde, le cœur pas bien d’aplomb, en proie à ce phénomène bien connu des buveurs et que les gens de basse extraction qualifient de gueule de bois (xylostome serait plus scientifique) ». — (Alphonse Allais, Vive la vie, chronique A new boating, 1892)

F.H

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