Auto-transplantation rénale à ventre fermé : première à Toulouse

Paris, le vendredi 19 octobre 2018 – La robotique offre régulièrement aux équipes chirurgicales la possibilité d’améliorer le confort des patients et de répondre à des situations complexes. Ainsi, Charlotte, âgée de 29 ans, a été victime d’un grave accident de voiture qui a entraîné un traumatisme abdominal majeur (hémorragie interne, délabrement de la paroi abdominale et ablation d’une grande partie de l’intestin). Plusieurs interventions permettent de lui sauver la vie, mais Charlotte sort de l’hôpital avec une néphrostomie, en raison de l’atteinte de son uretère.

Une intervention inédite

Pour Charlotte, le quotidien est douloureux. Cette néphrostomie lui rappelle sans cesse son accident et représente une entrave constante. Cependant, elle redoute fortement une nouvelle opération, nécessitant une ouverture de l’abdomen, tandis que les chirurgiens la considèrent également risquée. Face à ce défi, le docteur Nicolas Doumerc va imaginer une intervention inédite sous assistance robotique. Alors que la réparation classique de l’uretère consistant à remplacer la partie endommagée par un lambeau intestinal n’est pas possible chez la patiente et que le retrait d’un rein n’était évidemment pas souhaitable, le praticien a programmé une auto-transplantation rénale sans ouvrir l’abdomen. « Nous avions l'expérience de la transplantation par voie robotique au CHU de Toulouse. Mais ce qui est innovant dans notre geste c'est le retrait du rein, son rinçage — indispensable pour éviter toute toxicité- et la transplantation, tout ça à ventre fermé avec six petites incisions » explique-t-il dans la Dépêche du Midi.

Vers des reconstructions plus performantes grâce à la chirurgie robotique

L’intervention qui a été réalisée en février dernier mais qui n’est médiatisée qu’aujourd’hui a été un parfait succès. Dès le lendemain, la jeune femme, qui ne nécessite plus de néphrostomie, pouvait marcher, tandis qu’elle quittait l’hôpital trois jours plus tard. Pour elle, cette intervention a été un formidable soulagement. « Cet exemple va nous permettre de réfléchir à de nouvelles indications de la chirurgie robotique comme les reconstructions de certaines structures anatomiques », se félicite Nicolas Doumerc.

Léa Crébat

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