La dialyse péritonéale connectée est-elle l’avenir de la dialyse à domicile ?

Paris, le samedi 25 août 2018 - L’activité de dialyse connaît des différences marquées entre les pays. Ainsi, alors que dans certains la dialyse péritonéale représente de 15 à plus de 20 % de l’ensemble des dialyses (Danemark, Finlande, Norvège, Suède ou Royaume-Uni), dans d’autres, comme la France, cette proportion est bien plus faible (7 % dans notre pays). Cette situation qui a notamment pu être regrettée par certains organismes de régulation (telle la Cour des Comptes) et qui s’explique notamment par des spécificités culturelles, organisationnelles, réglementaires voire financières est un des freins au développement de la dialyse à domicile. Solution qui permet d’améliorer le confort et la qualité de vie du patient, cette technique demeure marginale en France. L’ensemble des acteurs souhaite aujourd’hui une évolution de cette situation. La Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation émettaient des recommandations dans ce sens en estimant nécessaire une meilleure information des patients quant à son existence et une augmentation de son soutien financier.

Des rendez-vous médicaux espacés, une sécurité renforcée

La progression pourrait peut être également passer par l’apport des nouvelles technologies comme le suggère une expérimentation qui a été lancée cet été par le service de néphrologie dialyse du Centre hospitalier sud francilien (CHSF). Ce dernier teste « une nouvelle solution automatisée de dialyse péritonéale connectée ». En pratique, les informations glanées lors de la dialyse péritonéale nocturne réalisée chez le patient sont transmises quotidiennement à une plateforme dépendant du CHSF. L’analyse de ces données permet aux praticiens de « modifier le programme du cycleur et par voie de conséquence, de prescrire à distance », explique la Fédération hospitalière de France. Le système représente un confort et une sécurité supplémentaires pour les patients, dont les rendez-vous médicaux peuvent être plus espacés (un par mois contre un tous les quinze jours avec une dialyse péritonéale à domicile classique). L’expérimentation de cette technologie mise au point par le laboratoire Baxter a nécessité la formation de l’équipe médicale et paramédicale. Au début de l’été quatre patients avaient été inclus dans l’expérimentation (dont un patient de 81 ans interrogé par Le Parisien, ravi des progrès des nouvelles technologies). L’objectif est une intégration de 20 personnes avant la fin de l’année et à terme le déploiement du système dans toute la France.

Aurélie Haroche

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