Quand Google veut imposer des garde-fous... à Google

Paris, le samedi 23 juin 2018 – Nous l’évoquons de manière souriante dans notre Quizz de la semaine : Google porte un intérêt croissant au secteur de la santé. Dans ce domaine, sa filiale dédiée à l’intelligence artificielle, DeepMind a déjà enregistré de beaux succès. Ainsi, DeepMind Health a mis au point un algorithme très performant de dépistage de certaines pathologies oculaires. Pour son essor, DeepMind Health bénéfice d’un très intéressant partenariat avec le système de santé britannique (NHS) qui lui permet d’avoir accès aux données de 1,6 million de patients. Cet accord n’est cependant pas sans soulever quelques questions éthiques et inquiétudes. Ainsi comme le rappelle le Figaro, le régulateur des données personnelles britannique a considéré illégale l’utilisation des données du NHS par DeepMind Health pour tester son application médicale Streams.

Face à la défiance, une sécurité maximale s’impose

Aujourd’hui, c’est le comité d’éthique indépendant de DeepMind Health qui invite la société à entamer une réflexion sur son développement  et ses travaux. D’abord, il remarque qu’en raison de caractéristiques techniques contraignantes, rendant difficiles le passage d’un système à un autre, DeepMind Health risque de se trouver en position de monopole vis-à-vis de nombreux établissements de santé. Par ailleurs, de manière plus pragmatique, constatant la défiance accrue des populations vis-à-vis des « géants de la technologie » et face à l’incertitude qui demeure sur l’utilisation par Deepmind des données considérables dont elle dispose, le comité d’éthique juge que l’entreprise doit en faire plus pour assurer la protection des données. L’organe insiste sur le fait que le niveau des règles de sécurité doit être considérablement plus élevé.

Léa Crébat

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