Panier à deux points

Kent, le samedi 8 décembre 2018 - Noël avant l’heure ? Il est souvent répété que le public Américain raffolerait (plus que tout autre) de ces histoires miraculeuses qui semblent glorifier les vertus de l’effort et de la ténacité. Braver tous les obstacles de la nature pour se forger un destin exceptionnel et pouvoir ainsi transmettre un message au monde, réaliser son rêve et faire la fierté de ses parents : les éléments essentiels d'un fabuleux conte de Noël sont tous réunis dans l’histoire de Kalin Bennett.

Ne renoncer à rien

Peu après la naissance de Kalin, il y a dix-huit dans l’Arkansas, ses parents redoutent un développement différent de la norme pour leur petit garçon. Très tôt, les signes d’un trouble des interactions sociales s’observent. Les examens réalisés et les constatations des médecins conduisent à un diagnostic pessimiste : souffrant d’un trouble du spectre autistique (TSA),
Kalin paraît présenter une atteinte très sévère. Ses chances de pouvoir marcher correctement et de communiquer verbalement clairement sont très faibles assurent les praticiens. La mère de Kalin ne se résoudra jamais à accepter cette sentence. L’ensemble de la famille va se mobiliser autour du petit garçon pour stimuler son potentiel et encourager tous ses progrès.
Cette activité intensive sera récompensée : à quatre ans, Kalin fait ses premiers pas et vers huit ans commence à prononcer des phrases parfaitement compréhensibles. Et si Kalin connaît des difficultés pour entretenir des relations avec les autres (au-delà de son cercle familial très  rapproché), il a un rêve : jouer un jour dans une équipe professionnelle de basketball. Kalin sait que cet objectif, déjà très difficile pour les autres petits garçons qui eux aussi ont admiré Tony Parker sur les parquets, est quasiment inatteignable pour lui. Mais toujours avec le soutien de ses parents, il décide de travailler sans relâche. Il devient donc un excellent élève en mathématiques et en musique, ce qui lui permet de franchir les différentes étapes du parcours scolaire en dépit de certaines limites. Ses résultats dans ces matières mais aussi ses talents sur les parquets lui valent d’être repérés par plusieurs universités qui lui offrent de rejoindre leur équipe de basketball. C’est une chance inespérée pour le petit garçon qui pouvait demeurer prostré des journées entières dans sa plus tendre enfance.

Se donner en exemple

Kalin a choisi de rejoindre l’équipe de l’université de Kent State (Ohio) qui lui a offert une bourse. S’il a privilégié Kent State, c’est en raison des programmes mis en place par la faculté en direction des étudiants souffrant de handicaps et notamment d’autisme. Alors qu’il va désormais évoluer en première division de la NCAA, l’antichambre de la fameuse NBA, ce qui est une première pour un athlète atteint de troubles du spectre autistique, Kalin poursuit également une autre ambition : « Je veux avoir un impact et pas seulement sur le terrain. Je veux aider les enfants qui ont les mêmes difficultés que moi. J'aimerais utiliser cette plateforme qu'est le basket pour inspirer les enfants qui souffrent d'autisme, mais aussi les autres. Pour leur montrer que si moi je peux le faire, eux aussi. Je me suis souvent senti seul par le passé, je sais ce que ça fait » a-t-il expliqué sur SB Nation. Si le destin de Kalin est nécessairement porteur d’espoir pour les enfants et les familles concernés par l’autisme, sans doute une fois encore certains remarqueront que toutes les formes d’autisme ne peuvent espérer d’aussi belles victoires.

Aurelie Haroche

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