Quand l'orateur est écouté pour ses beaux yeux

Cambridge, le samedi 10 juin 2017 - Une équipe britannique du département de psychologie de l’université de Cambridge publie, dans le numéro de cette semaine de Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS), des travaux sur l’influence de l’apparence physique des chercheurs sur leurs auditoires.

Pour étudier cette question les auteurs ont présenté à 3 700 sujets de 18 à 81 ans, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, des photographies de scientifiques dont ils devaient noter, en fonction de leur apparence physique, l’intelligence, la compétence, la gentillesse, l’honnêteté, l’âge, l’attractivité physique, leur capacité à rendre intéressante une information scientifique et si elles paraissaient être des personnes crédibles dans leurs champs scientifiques.

De ces travaux, il ressortirait que le public est davantage susceptible de s’intéresser aux travaux des scientifiques jugés physiquement attrayants, bien qu’ils considèrent que ceux qui signent les recherches les plus importantes sont ceux dont ils jugent les visages peu attrayants ou banals !

Pour les auteurs « nos résultats montrent que la science est une activité sociale qui dépend aussi de l’apparence faciale d’une manière qui pourrait biaiser les attitudes du public et les actions gouvernementales sur des questions scientifiques majeures comme le changement climatique et la biotechnologie ».

Une conclusion qui pourrait peut être s'appliquer à la politique...et à toutes les activités humaines...

F.H.

Référence
A.Gheorghiu et coll : Facial appearance affects science communication. PNAS 2017 114 (23) 5970-5975 doi:10.1073/pnas.1620542114

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article