Entre quoi et boire ne faut-il pas choisir ?

Paris, le samedi 28 octobre 2017 – Boire ne se fait pas toujours sans calcul. L’ivresse n’est pas toujours inconsciente. Elle est parfois (souvent ?) le résultat de savants calculs à la recherche d’un résultat défini à l’avance. Ainsi, être ivre le plus rapidement possible est un objectif fréquemment visé par la jeunesse. Qu’il s’agisse de contourner les fermetures trop précoces des bars (ou les interdits parentaux) ou tout simplement de « profiter » le plus longtemps possible de cet état d’hébétude, beaucoup veulent rapidement se passer des étapes préliminaires où l’euphorie de l’alcool s’installe progressivement. Pour ce faire, différentes astuces existent. Boire très vite et/ou privilégier des alcools forts sont les plus simples. Mais certains vont plus loin : ils s’affament avant la séance de boissons, s’assurant ainsi une descente (ou une montée vers l’ivresse) plus rapide. The Independent vient de consacrer un article à cette tendance qui deviendrait plus fréquente. Déjà en 2011, comme le rappelle dans 20 minutes le médecin Laurent Karila auteur du livre Tous addicts, des alertes avaient été lancées aux Etats-Unis. Une étude australienne, conduite auprès de 136 étudiantes, avait en outre mis en évidence que 57,7 % des jeunes femmes avaient déjà observé des phases de diète dans la perspective d’une soirée riche en alcool. Si le sexe féminin est potentiellement plus concerné, c’est qu’en plus de la recherche de l’ivresse, la compensation des nombreuses calories présentes dans les boissons alcoolisées est également visée. Des études doivent encore être conduites pour évaluer l’ampleur de ce que certains appellent déjà l’alcoolorexie.

A.F.

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