Que ne pourra-t-on bientôt plus faire au Liechtenstein ?

Vaduz, le samedi 18 janvier 2014 – Depuis plusieurs années, les médecins de cette maternité sont en conflit avec leurs autorités. Mais à la différence de ce qui prévaut dans d’autres régions, ils ne sont pas soutenus par la population. C’est même cette dernière qui a précipité la fermeture de l’établissement. En effet, en 2011, appelés à se prononcer sur le déblocage de fonds destinés à moderniser la maternité vieillissante, les citoyens ont rejeté la proposition. Depuis, les médecins vivent dans l’incertitude quant à l’avenir de leur hôpital et aucun des plans proposés par le pouvoir en place ne leur a donné satisfaction. Ils ont donc finalement décidé de présenter leur démission collective.

Petite maternité

Que va-t-il se passer ? L’Agence régionale de Santé (ARS) va-t-elle vivre cette défection comme un électrochoc et décider de mesures d’urgences pour sauver cette maternité ? Ce serait heureux parce qu’une véritable situation de désertification médicale se profile : en effet il s’agit de l’unique maternité de la région… Et même du pays. Car nous ne sommes pas en France mais au Liechtenstein et la maternité ne sera pas sauvée. Les femmes iront donc accoucher en Autriche et en Suisse et il n’y aura bientôt plus de naissances au Liechtenstein. L’afflux ne devrait pas être trop difficile à absorber pour ses pays voisins puisque l’établissement recensait à peine 200 naissances par an (de quoi tomber sous le couperet des « petites maternités ») et que l’Autriche et la Suisse accueillent déjà chaque année un peu moins de 200 futures mères venues du Liechtenstein.

Une aubaine pour les couples du Liechtenstein ?

Le faible taux de natalité de ce pays (10,21 pour 1 000) et la petitesse de sa population (moins de 35 000 habitants) explique que la fermeture de l’unique maternité ne soit pas vécue comme une tragédie. Ces données démographiques sont également à l’origine d’une autre particularité : le déséquilibre des naissances fille/garçon est un des plus marqué au monde (avec 126 garçons pour 100 filles), situation dont on ne peut sans doute guère tirer de significations statistiques en raison du biais que représente le caractère restreint de l’échantillon !

Signalons cependant aux quelques couples du Liechtenstein qui se désoleraient de ne pouvoir donner naissance à leurs futurs enfants dans leur propre pays qu’ils pourraient être bien avisés de remettre à jamais leur projet de devenir parents. Une enquête réalisée par l’Open Université en Grande Bretagne dont les résultats ont été relatés dans le Daily Mail mettrait en effet en évidence que les couples sans enfants seraient plus heureux que les autres !

Aurélie Haroche

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