Quel est votre diagnostic ?

Hong Kong, le samedi 8 juin 2013 – C’est le genre d’anecdote médicale qui fait les délices de la presse grand public et professionnelle et c’est toute honte bue que nous sacrifions nous aussi à la joie de la rapporter dans ces colonnes. Grâce à ce cas quasiment unique au monde, le Hong Kong Medical Journal a soudainement vu sa notoriété exploser. Sept praticiens de deux hôpitaux hongkongais viennent en effet de rapporter dans cette revue le cas d’un patient de 66 ans, s’étant présenté chez son médecin généraliste en raison de gonflements inhabituels au niveau de l’abdomen. Le sujet mesure 1,37 m, est dépourvu  de testicules, souffre d’incontinence urinaire mais présente un appareil génital évoquant un micro pénis et une pilosité bien développée (une barbe, écrivent les médecins hongkongais).

Un diagnostic qui fait mauvais genre

Celui qui se considère depuis toujours comme un homme va subir différents examens qui vont finir par révéler l’existence d’un kyste de l’ovaire. L’aspect physique du patient est en effet lié  la conjonction de deux pathologies rares : un syndrome de Turner et une hyperplasie congénitale surrénalienne. Les symptômes mêlés de ces maladies permettent d’expliquer sa petite taille, la présence de pilosité et de ce micro « pénis », mais également l’absence de testicule. Selon les médecins hongkongais, seuls six cas de maladie de Turner associée à une hyperplasie congénitale surrénalienne avaient été décrits dans le monde à ce jour. Dans le cas du malade hongkongais, orphelin (abandonné ?) depuis sa naissance, il a décidé de finir sa vie comme il l’a toujours vécu : en homme. Un traitement supplétif à base de testostérone pourrait même lui être proposé.

Léa Crébat

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article