Quel produit est particulièrement convoité outre-Manche ?

Londres, le vendredi 1er mars 2019 – La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne aura-t-elle un impact majeur sur l’approvisionnement en médicaments et la sécurité de ces derniers ? Alors que s’approche la date d’entrée en vigueur du Brexit et qu’aucun accord n’a été trouvé entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne pour réguler leurs échanges commerciaux, beaucoup redoutent des conséquences majeures sur l’accès à certains traitements. « Un Brexit sans accord aurait pour effet de mettre fin complètement et brutalement à plusieurs décennies de partenariat entre le Royaume-Uni et l’UE sur la réglementation des médicaments et la surveillance de la sécurité des médicaments », observent ainsi les laboratoires Eli Lilly.

Vers des pénuries locales ?

L’inquiétude gagne également les patients atteints de maladie chronique et notamment les diabétiques insulino dépendants, dont fait partie le Premier ministre, Theresa May. L’insuline est en effet majoritairement importée. Aussi, depuis quelques semaines, refusant de croire les messages rassurants du ministre de la Santé et les appels à ne pas constituer de réserves personnelles, certains patients diabétiques préparent des stocks. Plusieurs associations ont ainsi témoigné d’une telle pratique. De leur côté, les laboratoires pharmaceutiques concernés se préparent également à une éventualité d’un Brexit sans accord. « Nous continuerons à constituer des stocks d’ici le 29 mars, date à laquelle nous nous attendons à atteindre environ deux fois et demi notre niveau normal de réserves (environ 17 semaines) en prévision d’une potentielle sortie sans accord », expliquent les représentants de Novo Nordisk, qui fournit plus de la moitié de l’insuline utilisée au Royaume-Uni, tandis qu’une stratégie similaire est déployée par Sanofi. Cette mobilisation paraît aujourd’hui suffisante au ministère de la Santé, qui estime que « si chacun fait ce qu’il doit faire, l’approvisionnement en médicaments ne sera pas interrompu en cas de no deal ». Mais ces messages ne rassurent pas pleinement la population, également préoccupée par de possibles pénuries, si ce n’est nationale au moins locales et ponctuelles de différents dispositifs et matériels tout aussi essentiels à leur prise en charge.

Diane Caulet

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