Quelle arme est proposée en Afrique du Sud pour inciter à la vaccination ?

Pretoria, le samedi 21 août 2021 - La campagne vaccinale patine en Afrique du Sud, où les débuts laborieux, avec l’éviction du vaccin AstraZeneca en raison de sa moindre efficacité face au variant dit sud-africain, n’ont pas été oubliés. Aujourd’hui, on ne compte que 11 % des 58 millions d’adultes complètement vaccinés. Pourtant, l’Afrique du Sud est à la fois le pays d’Afrique qui a été le plus touché par la pandémie et celui qui connaît le moins de difficultés à s’approvisionner en vaccins, notamment parce que le pays en fabrique lui-même. Le gouvernement tente de multiplier les campagnes d’incitation. Trois groupes, qui connaissent les plus faibles taux de vaccination sont particulièrement ciblées. Il s’agit d’abord des jeunes qui comme partout ailleurs ne se sentent pas nécessairement concernés par une pathologie qui touche majoritairement dans ses formes graves (même si non exclusivement) les plus âgés. Ces opérations de sensibilisation visent également les Blancs, qui sont ceux qui expriment en Afrique du Sud le plus de réticences et d’inquiétudes vis-à-vis des effets secondaires, comme l’ont montré certaines études. Enfin, les hommes sont notoirement moins vaccinés que les femmes bien qu’ils soient plus à risque de formes grave. Ainsi, le ministère de la santé a récemment regretté que 60 % des vaccinés sont des femmes. Mais pour convaincre la gente masculine des bienfaits du vaccin, le gouvernement bénéficie d’alliées de poids. La poétesse et actrice sud-africaine Lebogang Mashile a en effet appelé les Sud-Africaines à une grève du sexe pour convaincre les hommes de se faire vacciner ! « Pour notre bien, les femmes doivent conditionner le “pumpum” [sexe] à la vaccination », a-t-elle ainsi récemment proposé sur Twitter !

A.H.

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