Quelle bonne nouvelle pour l’OPTN n’en est pas forcément une ?

Washington, le samedi 29 septembre 2018 – Quand on travaille à l’OPTN comme dans les services similaires du monde entier, il faut s’habituer au fait que certaines bonnes nouvelles peuvent avoir des conséquences indirectes dommageables pour notre activité, mais qu’il est impossible de s’en plaindre. Ainsi, l’amélioration de la sécurité routière, la réduction de la mortalité accidentelle d’une manière générale ou encore l’efficacité de la lutte contre les suicides sont des évolutions à encourager, tout en sachant qu’elles conduiront inévitablement à limiter nos interventions. De la même manière, quand l’activité de l’OPTN connaît un pic, c’est que quelque chose d’inquiétant se trame. Et quelque chose d’inquiétant se trame.

Un profil presque parfait

Pour la première fois depuis vingt-cinq ans, les listes de patients inscrits dans les programmes de l’OPTN diminuent. C’est en partie grâce à des pratiques de prélèvement plus efficaces. Mais c’est surtout parce que le nombre de donneurs est en augmentation. Pas que la mortalité globale progresse si fortement aux Etats-Unis, mais des personnes souvent jeunes et ne présentant pas de pathologies cancéreuses meurent, en masse. Ce sont les victimes d’overdoses aux opiacés, qui à la différence des toxicomanes des années 80 ou 90 peuvent être des candidats potentiels aux dons d’organe, parce qu’ils sont moins rarement atteints d’une infection transmissible et que parce que leur historique de consommation est moins long. Cette diminution du nombre de personnes inscrites sur les listes d’attente d’une greffe est révélatrice de la gravité de la crise traversée actuellement par les Etats-Unis.
Et sans doute, l’Organ Procurement and Transplantation Network (OPTN) ne peut pas totalement s’en réjouir.

Léa Crébat

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