Quelle est la spécificité de la dernière banque de sperme ouverte au Japon ?

Kyoto, le samedi 14 septembre 2013 – Si certains scientifiques poursuivent le rêve de faire revivre sur terre des espèces éteintes depuis plusieurs siècles (que l’on songe aux nombreuses annonces concernant le retour du mammouth !), d’autres nourrissent l’ambition plus mesurée de faire demeurer sur terre des animaux menacés d’extinction ou tout juste disparu. La tâche n’est pas aisée, mais les progrès scientifiques, liés notamment à la conservation des gamètes et à l’assistance à la procréation ont ouvert un champ d’action prometteur aux chercheurs. C’est ainsi que plusieurs naissances ont déjà été obtenus chez des espèces « menacées » grâce au recueil du sperme et/ou des ovules des dits animaux et à la mise en œuvre de techniques telles que l’insémination artificielle. L’exemple le plus commenté est sans doute celui du panda dont il paraissait plus qu’urgent de pallier l’absence de libido et la faible fécondité afin de faire perdurer l’espèce.

Jeter un froid sur les menaces en tous genres !

Dans cette quête, un pas supplémentaire vient d’être franchi par l’équipe du professeur Takehito Kaneko, au sein de l’Institut d’expérience sur les animaux de l’Université de Kyoto au Japon. La banque du sperme qu’elle vient « d’inaugurer » ne se contente pas seulement de recueillir les gamètes d’espèces en voie de disparition, elle repose sur une méthode de conservation qui diffère des techniques traditionnelles : la lyophilisation. Ce système offre la possibilité d’une conservation à quatre degrés Celsius, soit une température plus facile à maintenir sur le long terme. Pour l’heure, le sperme d’un type de girafe et de deux primates ont fait l’objet de lyophilisation. Grâce à ces échantillons, il pourrait être possible non seulement d’obtenir de nouveaux spécimens, mais aussi de faciliter le travail des chercheurs. « Les scientifiques peuvent avoir accès à des informations génétiques plus facilement, ce qui signifie que nous pourrions aider à conserver des espèces menacées » explique Takehito Kaneko.

Dans l’avenir, le spécialiste espère pouvoir lyophiliser des ovules. Reste à savoir si ce matériel pourra être parfaitement réutilisé, l’heure venue.

Léa Crébat

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