Qu’est-ce qui n’empêche pas le plaisir ?

Paris, le samedi 2 février 2013 – On sait qu’il est un outil particulièrement simple et utile pour éviter la transmission des maladies sexuellement transmissibles. On sait qu’on peut s’en procurer facilement et qu’il en existe aujourd’hui de toutes sortes et pour tous les goûts. On nous répète que son installation n’est guère plus difficile que l’enfilage d’un gant. Et pourtant, le préservatif est souvent boudé. Outre les témoignages honteux évoquant une manipulation moins aisée que ne le voudraient ses promoteurs, l’une des principales raisons de cette désaffection est l’idée, tenace, que préservatif et plaisir ne font pas bon ménage.

Ressenti

Une position totalement battue en brèche par une enquête menée par l’équipe de Debby Herbenick (Université d’Indiana Bloomington) dont les résultats sont publiés dans le Journal of Sexual Medicine. Ces chercheurs du Centre pour la promotion de la santé sexuelle ont interrogé pas moins de 6 000 Américains hétérosexuels et homosexuels âgés de 18 à 59 ans sur leurs habitudes sexuelles. Un questionnaire complet qui permet à cette équipe d’affirmer qu’il n’existe pas de différences significatives quant au degré de plaisir ressenti avec un préservatif ou pas. Les chercheurs ont notamment pu observer qu’une proportion semblable de répondeurs utilisant ou non des préservatifs qualifiaient leurs expériences sexuelles « extrêmement excitantes et agréables ». Les réponses aux questionnaires ne mettent pas plus en évidence que le préservatif soit considéré comme un élément perturbant le maintien de l’érection. L’équipe de Debby Herbenick signale cependant une méconnaissance des préservatifs notamment chez les femmes : une majorité d’entre elles affirme ne pas être capables de faire la différence entre un préservatif lubrifié ou non.

Léa Crébat

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