Qui est parvenu à diviser par trois son nombre de cas de tuberculose entre 2010 et 2016 ?

Paris, le vendredi 12 octobre 2018 – On peut être un minuscule pays et cumuler de nombreux records. De tristes records. Dans cet état dont le territoire est deux fois plus petit que la Suisse et qui compte 1,4 millions d’habitants, on recensait à la fin des années 2000 le plus haut taux d’infections par le VIH et une mortalité record. Le pays faisait également partie de la liste des 22 états les plus touchés par la tuberculose.

Aujourd’hui, cependant, la situation épidémiologique a considérablement évolué. Le nombre de nouvelles infections par le VIH a diminué de moitié et la mortalité de 28 %, tandis que les nouveaux cas de tuberculose sont passés de plus de 11 000 à moins de 3 800 en 2016. Ce "miracle" est lié à des contributions internationales mais aussi à une forte volonté politique, en dépit des critiques qui peuvent être adressées à un pouvoir monarchique (absolu) dispendieux jugé sévèrement à l’étranger. « Ce qui a fait la différence, c’est qu’on a d’abord compris l’ampleur du problème avant de prendre un engagement politique fort. Même le roi en a parlé », explique citée par le Monde Debrah Vambe, du programme national de contrôle de la tuberculose. Des collaborations pacifiques et fructueuses ont par ailleurs été développées avec des ONG qui ont permis une formation des soignants à des techniques spécifiques (comme le recueil de l'expectoration  des enfants) et favorisé les consultations itinérantes dans un territoire où la population est fortement rurale et où les établissements de santé sont peu nombreux. Des programmes ingénieux ont également été mis en place comme celui qui consiste à désigner pour chaque patient atteint de tuberculose ou infecté par le VIH un "partenaire" choisi dans son entourage, rétribué pour surveiller la prise du traitement.

Ainsi, fait-il aujourd’hui un peu mieux vivre en Eswatini (ex Swaziland) même si de nombreux défis sanitaires restent à relever, notamment celui de la pérennité des financements.

A.H.

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