Benzène et boissons non alcoolisées : une enquête canadienne

Le benzène, produit cancérigène pour l'humain, est présent naturellement (par exemple dans le pétrole brut), mais est aussi fabriqué pour être utilisé par le secteur industriel. Le benzène est libéré dans l'air par diverses sources, notamment les émissions industrielles, les incendies, les gaz d'échappement des véhicules automobiles et la fumée de tabac. Comme le benzène présent dans l'essence s'évapore facilement dans l'air, les stations-service constituent également une source de benzène dans l'air. Les déversements accidentels et les eaux d'égout, par exemple, peuvent introduire du benzène dans l'eau et le sol. Comme le benzène est un contaminant environnemental qui peut être absorbé par les plantes et les animaux, les produits alimentaires peuvent en contenir des traces. Cependant, on sait depuis le début des années 1990 qu'il peut aussi se former dans les boissons non alcoolisées renfermant certains agents de conservation et additifs. Il a été démontré que les sels de benzoate utilisés comme agents antimicrobiens dans certaines boissons non alcoolisées pouvaient réagir avec l'acide ascorbique (vitamine C) et former du benzène, particulièrement en présence de lumière et de températures élevées. L'acide ascorbique peut être naturellement présent dans les jus de fruits qui entrent dans la composition des boissons non alcoolisées ou être ajouté comme antioxydant. Peu après avoir été mis au courant que les benzoates et l'acide ascorbique pouvaient réagir et former du benzène, Santé Canada a mené une enquête pour évaluer la présence de benzène dans les fruits, les jus de fruits, les boissons aux fruits et les boissons non alcoolisées (Pageet coll., 1992). Les concentrations de benzène dans les

Voir : http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/surveill/other-autre/benzene_survey_enquete_f.html

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