Boire pendant la grossesse : celles qui en parlent...

Introduction – The incidence of massive alcoholiation among young women leads to a reconfiguration of risks during pregnancy. Nine years after the legal apposition of a pictogram on alcohol bottles and several prevention campaigns, it was therefore important to review a possible evolution of knowledge and opinions of pregnant women. Methods – A qualitative approach based on discussions with 40 pregnant women exchanging on seven Internet chat groups between February 2014 and July 2015. Results – These women’s knowledge on alcohol consumption during pregnancy as a major risk improved significantly compared to similar surveys conducted in 2008 and 2010. Their major concern focuses on experiences of heavy drinking episodes while unaware of their pregnancy. We can observe a hand-over in recent years among these women, from mothers to gynecologists, as a confident information source. This trend should be related to the emergence of new consumption practices in young women. Conclusion – In the absence of prevention campaigns on the possible consequences of binge drinking on the newborn at the beginning of pregnancy, women negotiate the risk based on their knowledge, beliefs, and perceived standards. Introduction Les nouvelles pratiques de consommation d’alcool, marquées par le développement de l’alcoolisation ponctuelle importante (API) chez les jeunes femmes, induisent une reconfiguration des risques dans le cadre des grossesses. En effet, si la consommation quotidienne d’alcool est restée stable, entre 2010 et 2014 chez les femmes âgées de 25 à 34 ans, les prévalences d’épisodes d’API ont évolué à la hausse : les API mensuelles mesurées par le Baromètre santé concernaient 28% des étudiantes en 2014 contre 19% en 2010 et 11% en 2005 1. Ce constat corrobore les résultats de l’Enquête nationale périnatale de 2010, qui montraient qu’en dépit du message de prévention contre les dangers de la consommation d’alcool pendant la grossesse, 23% des femmes concernées avaient continué à en boire pendant leur grossesse 2. Parmi celles ayant consommé de l’alcool, 2% ont rapporté une consommation de trois verres ou plus lors d’une même occasion 2. Si les femmes enceintes diminuent bien, pour la plupart, leur consommation régulière d’alcool dès le premier trimestre 3, une partie d’entre elles maintient des consommations sous forme d’API 4. Cette dernière (définie comme la prise de cinq ou six verres ou plus en une occasion) concerne entre 0,4% et 7,2% des femmes enceintes selon les sources 5. Pourtant, selon le Baromètre santé 2015, 86% des Français disent savoir qu’une seule ivresse est dangereuse pour l’enfant à naître 6. Pour tenter d’explorer ce paradoxe, il importait de faire un nouveau point sur l’état des connaissances et des opinions des femmes enceintes afin de comprendre comment elles se représentent actuellement – neuf ans après l’apposition d’un pictogramme sur les bouteilles de boissons alcoolisées et huit ans après la dernière campagne nationale de communication (notons que la campagne de septembre 2016 est postérieure à cette étude) – les risques de consommation d’alcool pendant la grossesse et, plus particulièrement, ceux associés à l’API, et comment leurs représentations et connaissances ont évolué depuis les deux dernières enquêtes menées sur les forums de discussions mobilisant une méthodologie analogue 7,8.

Voir : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2017/11/2017_11_2.html

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