Cellules souches neurales dans la moelle épinière humaine adulte

Jean-Philippe Hugnot, enseignant chercheur à l'université de Montpellier, Alain Privat, directeur de recherche à l'Inserm, Luc Bauchet, neurochirurgien, et leurs collaborateurs de l'unité 583 de l'Inserm sont les premiers aujourd'hui à démontrer la présence de cellules précurseurs neurales dans la moelle épinière humaine adulte. Une utilisation thérapeutique de ces cellules souches pourrait potentiellement contribuer à réparer la moelle épinière des personnes ayant subi une lésion traumatique, mais aussi dans une maladie dégénérative qui touche les neurones moteurs, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) (1). Ce travail est publié dans le Journal of Neuroscience Research. En France, 40 000 personnes sont atteintes, suite à un accident, de lésions de la moelle épinière. 1 500 nouveaux cas de para ou tétraplégies surviennent chaque année touchant principalement les jeunes âgés de 25 à 30 ans. La moelle épinière est la partie du système nerveux central qui se situe dans le prolongement du cerveau à l'intérieur de la colonne vertébrale. Elle assure le bon fonctionnement de tout un réseau de neurones moteurs indispensables à la réalisation de tous nos mouvements mais aussi la transmission des signaux sensitifs et le contrôle des fonctions viscérales. Actuellement les lésions affectant ce câblage de neurones sont irréversibles. Les cellules souches sont aujourd'hui fortement étudiées par les chercheurs du monde entier pour leurs capacités à se différencier en un type de cellule donné. Elles sont effectivement à l'origine de tous les types de cellules de l'organisme. Ces cellules indifférenciées sont présentes chez l'embryon, mais aussi chez l'adulte. Néanmoins, elles sont beaucoup plus rares dans l'organisme adulte et moins pluripotentes : les cellules souches adultes présentent dans un tissu ne peuvent pas, en général, donner un autre type de tissu que le leur.

Voir : http://www.inserm.fr/fr/presse/communiques/cellules_souches_privat090408.html

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