Des recommandations fumeuses?

Le tabac demeure un fléau inégalé de santé publique qui tue un fumeur régulier sur deux et fait perdre 20 à 25 ans d’espérance de vie. C’est la première cause de mortalité évitable en France. Les professionnels de santé - au premier rang desquels les médecins généralistes - doivent devenir de véritables partenaires anti-tabac des fumeurs qui veulent arrêter. Ils doivent engager une démarche active auprès de leur patient fumeur quel que soit le motif de consultation. La HAS fait le point sur les méthodes d’arrêt efficaces ainsi que sur la cigarette électronique. Considérant que les professionnels de santé sont insuffisamment informés et formés, la HAS propose des outils pratiques pour les aider à suivre et accompagner leurs patients. Les dernières recommandations sur le sevrage tabagique dataient de 2003. La HAS publie aujourd’hui ses nouvelles recommandations de bonne pratique adaptées à chaque étape traversée par le fumeur : des premières intentions d’arrêt du tabac jusqu’au maintien de l’abstinence. Le facteur clé de réussite : l’accompagnement par son médecin traitant 97% des fumeurs qui essaient d’arrêter sans aucune aide échouent. L’accompagnement par le médecin traitant doit être au centre de la démarche d’arrêt du fumeur. La HAS recommande aux médecins généralistes de dépister le statut tabagique de chaque patient et surtout de conseiller systématiquement l’arrêt du tabac de manière concrète et précise. Interlocuteur privilégié des patients, le médecin généraliste est le professionnel clé pour concrétiser leur souhait d’arrêter de fumer, accompagner et soutenir les fumeurs et empêcher les rechutes. Ce suivi doit faire l’objet de consultations dédiées permettant de délivrer un soutien psychologique, des conseils personnalisés et un suivi médical, conditions d’une plus grande réussite. Les traitements efficaces pour arrêter de fumer L’accompagnement par le médecin traitant peut être complété par des traitements à base de nicotine (patchs, gommes, comprimés à sucer, inhalateurs, sprays buccaux). Ces traitements, dont l’efficacité a été réévaluée dans le cadre de cette recommandation, sont les traitements de première intention et seront prescrits et adaptés après évaluation de la dépendance au tabac du fumeur. Les médicaments varénicline et bupropion ont leur place dans la prise en charge de l’arrêt du tabac et sont à prescrire en seconde intention.

Voir : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2014-01/2e_epreuve_reco2clics_tabac_200114.pdf

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Vos réactions (1)

  • Les cigarettiers ne pouvaient pas rester inactifs

    Le 21 janvier 2014

    La HAS avec retard publie des recommandations sans affirmations. Il y a deux ans que la e-cigarette est à la mode. Sa consommation est la cause d'une diminution de la consommation de tabac. Les cigarettiers ne pouvaient pas rester inactifs, dans un premier temps ils ont piraté les brevets du chinois inventeur de la e-cigarette , ils ont fait du lobbying pour éviter que la e-cigarette ne soit classée comme médicament (super-substitut nicotinique). Une fois cette étape gagnée, ils sont allés voir le chinois dont les brevets ont été pillés , lui ont proposé 70 millions de dollars pour récupérer les brevets. Le chinois , incapable de faire respecter ses brevets à vendu à Bigtobacco qui est aujourd'hui le détenteur légal des droits de la e-cigarette. Il va donc développer le marché de la e-cigarette surtout auprès des jeunes en séduisant une partie qui deviendront fumeur s de cigarettes tradition !
    L'état qui vient de perdre une partie des taxes liées au tabagisme ne tardera pas à taxer la e-cigarette comme le tabac (80 %) et la boucle sera bouclée : les cigarettiers pourront continuer leur commerce criminel , tuer chaque heure en France 7 personnes et s'en mettre plein les fouilles !

    Dr Pierre Rouzaud

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