Drogues : sérieux ou pas, à 17 ans?

Depuis une quinzaine d’années, l’enquête ESCAPAD menée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) permet de mesurer, à l’échelle régionale, les usages de produits psychoactifs chez les jeunes de 17 ans. Cette étude des consommations de drogues à l’échelle régionale offre la possibilité aux acteurs de terrain de mobiliser les indicateurs de consommation dans une compréhension plus globale des phénomènes sociaux qui touchent leur territoire, afin d’y adapter les politiques de santé et actions de prévention. L’objectif de ce rapport est de décrire les niveaux d’usages des produits psychoactifs les plus diffusés à l’adolescence selon les nouvelles régions hexagonales et dans quatre territoires d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique). Les cartographies proposées révèlent des disparités régionales plus ou moins fortes selon le produit et la fréquence d’usage considérés : les niveaux de consommation régionaux s’avèrent par exemple plus contrastés pour l’alcool que pour le tabac. Signalons que l’étude régionale des niveaux d’usage des produits illicites autres que le cannabis (cocaïne, MDMA/ecstasy, etc.) demeure toujours délicate : compte tenu du nombre très faible d’adolescents expérimentateurs à cette échelle, la puissance statistique 1 est d’autant plus faible. Les résultats doivent donc être lus avec prudence. Les variations parfois observées entre régions dans les comportements d’usage résultent d’interactions complexes entre des facteurs de risques individuels et différents contextes environnementaux : des disparités sociales, économiques ou culturelles, plus ou moins faciles à identifier, peuvent influencer profondément les normes associées à la consommation de substances psychoactives. Ainsi, des caractéristiques propres à chacun, comme le sexe ou la situation scolaire, ont un impact significatif sur les usages de substances. C’est aussi le cas de facteurs relevant de l’environnement familial, tels que la composition du foyer, la situation des parents par rapport à l’emploi, leur catégorie sociale ou leur niveau de revenu (voir annexes). Mais le contexte socio-économique dans lequel les jeunes évoluent ne se limite pas à la famille. Leurs pratiques relèvent d’une interaction avec leur environnement sur le plan géographique : l’habitat semble lui aussi jouer un rôle particulier, occasionnant des différences notable entre mondes ruraux et urbains (Spilka et al. , 2015).

Voir : https://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxssy9.pdf

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