Faire de la lutte contre les IST chez les jeunes une priorité!

La ministre en charge de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et la ministre en charge des Affaires sociales et de la Santé ont saisi le Conseil National du Sida et des hépatites virales le 2 mai 2016, sur la définition de nouvelles orientations dans le cadre de la prévention et de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST) chez les adolescents et les jeunes adultes. Cette saisine s’inscrit dans un contexte d’augmentation de l’incidence des infections sexuellement transmissibles (dont le VIH) chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, y compris chez les adolescents (envisagés ici de 15 à 19 ans) ; cel les -ci entraînent des conséquences importantes en termes de santé individuelle, physique et psychique, et de santé publique. Cette saisine s’inscrit, d’autre part, dans un contexte évolutif à plusieurs niveaux. Le cadre de l’action publique en matière de santé sexuelle et d’éducation a été récemment précisé afin de garantir une prise de conscience élargie de ces problématiques par tous les acteurs concernés. La loi de modernisation de notre système de santé a réaffirmé l’enjeu majeur que constitue la santé sexuelle, notamment celle des jeunes. Elle peut être considérée comme les prémices de la stratégie nationale de santé sexuelle en cours d’élaboration, dans laquelle doit s’inscrire la lutte contre les IST . Cette préoccupation majeure se retrouve également du côté de l’ Éducation nationale qui a réact ivé, parfois même développé, des outils déjà existants. C’est ainsi qu’ont été renforcés, entre autres, les Comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC), le Parcours éducatif de santé (PES), le Socle commun de connaissances, de compétences et de culture (SCCC) autour des problématiques de santé sexuelle et d’éducation. Par ailleurs, l’évolution des stratégies et des outils de lutte contre les infections sexuellement transmissibles requiert leur prise en compte dans l’élaboration des futures po litiques publiques de promotion de la santé sexuelle. En effet, on assiste à un changement de paradigme en matière de prévention, où le dépistage est désormais conçu comme un outil de prévention à part entière dans la stratégie de lutte contre les infectio ns sexuellement transmissibles. Dans le domaine du VIH, le concept de prévention diversifiée reconnaît le rôle du traitement comme outil de prévention [notamment « TasP » (Treatment as Prevention) , pour les personnes séropositives, et « PrEP » ( Prophylaxie pré- exposition ) pour les personnes séronégatives] à côté de celui du préservatif. Le progrès des techniques de dépistage et de diagnostic mises à disposition, en particulier les Tests Rapides d’Orientation Diagnostique (TROD), les autotests et les détecti ons de gonocoques et de chlamydia par amplification génomique (PCR) ouvrent de nouvelles perspectives pour la surveillance, la détection et le contrôle de l’épidémie et des transmissions secondaires. Concernant l’évolution des comportements sexuels des jeunes, au- delà d’une relative stabilité en population générale (notamment l’âge médian du premier rapport), on observe des évolutions des comportements et des pratiques à risque dans certaines sous -populations de jeunes (usagers de produits psychoactifs, HS H, publics en situation de précarité, etc.) qui posent des défis considérables aux politiques publiques telles qu’elles sont actuellement conçues, nécessitant de facto un réajustement au vu de ces nouveaux paramètres. En outre, l’évolution des modes de vi e des jeunes, particulièrement des adolescents, marquée par le rôle majeur joué aujourd’hui par le numérique dans la communication, les loisirs et l’accès à l’information, n’est pas sans conséquence sur la prévention des infections sex

Voir : http://cns.sante.fr/wp-content/uploads/2017/02/2017-01-19_avi_fr_prise_en_charge.pdf

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