Infections nosocomiales : comment lutter?

Les infections associées aux soins (IAS) sont la principale cause d’évènements indésirables chez les patients hospitalisésp Selon les enquêtes européennes récentes, 5 à 10% des patients hospitalisés ont une ou plusieurs infections acquises lors de l’hospitalisation (5,0% en France en 2006)p Cette proportion est bien plus élevée chez les patients les plus fragiles (affections chroniques graves, immunodéprimés, procédures invasives, réanimation…)p Les IAS contribuent à la mortalité hospitalière : selon une étude multicentrique française menée en 2000, les IAS contribueraient à 2,8% des décès hospitaliers (soit 4 200 décès par an)p Les IAS donnent aussi lieu à des épidémies qui peuvent se propager entre établissementsp Au-delà de leur impact sur la morbidité et la mortalité, les IAS sont une cause importante de handicap, altèrent fortement la qualité de vie des patients et ont un retentissement psychosocial et économique croissantp Cependant, entre 20 et 30% des IAS seraient évitables par la mise en oeuvre en routine de mesures de prévention connuesp Parmi les IAS, les infections à bactéries multirésistantes (BMR) aux antibiotiques demeurent une préoccupation majeurep Depuis les années 1980, une part croissante d’infections acquises à l’hôpital est due à des BMRp La diffusion des BMR résulte d’interactions entre quatre facteurs : 1) la pression de sélection exercée par l’usage souvent excessif des antibiotiques ; 2) la transmission de souches résistantes de patients à patients via les soins et les soignants ; 3) l’épidémicité des souches résistantes qui, selon le cas, peuvent avoir un avantage en terme de transmission ; 4) la grande susceptibilité aux infections de certains patientsp Le programme national de lutte contre les IAS, dont une des priorités est la maîtrise des infections à BMR, et un plan pour préserver l’efficacité des antibiotiques ont été mis en place par le ministère chargé de la Santé et promus activementp Depuis le début des années 2000, on assiste à une réduction progressive de l’incidence et de la prévalence des infections à Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (Sarm) en Francep Mais en même temps, les infections à entérobactéries productrices

Voir : http://www.invs.sante.fr/beh/2011/15_16_17/beh_15_16_17.pdf

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