La recertification, c'est maintenant?

Dans la suite des travaux impulsés en 2017 lors de la Grande conférence de santé, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ont demandé au Professeur Uzan, doyen honoraire de la Faculté de médecine Sorbonne Université, de mener à bien une mission permettant de définir une procédure pour l’actualisation régulière des compétences des médecins. Le Pr Uzan, en sa qualité de président du Comité de pilotage sur la recertification des médecins, a remis aujourd’hui son rapport aux ministres. L’article 11 du code de déontologie médicale dispose que « tout médecin entretient et perfectionne ses connaissances dans le respect de son obligation de développement professionnel continu ». Cette notion de formation et de mise à jour régulière des connaissances et compétences professionnelles revêt une importance particulière pour les médecins dès lors que l’on estime que 50% des connaissances médicales ont évolué au bout de 5 ans, rendant impérative une poursuite de la formation au-delà de la délivrance du diplôme. Un certain nombre de pays anglo-saxons et européens ont d’ailleurs adopté des procédures de certification et de recertification des médecins. A l’issue d’une large concertation menée par le Comité de pilotage sur la recertification auprès des syndicats, des ordres, et des organisations représentatives des médecins et des étudiants, le rapport préconise une certification et une valorisation périodique du parcours professionnel et des acquis tous les 6 ans, qui concerne tous les médecins, et tous les modes d’exercices. Plus qu’un contrôle, la procédure proposée se veut un exercice de promotion et de valorisation, voire d’évolution des compétences.

Voir : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_recertification_05112018.pdf

Copyright

Réagir

Vos réactions (1)

  • Indispensable

    Le 07 novembre 2018

    Il est certain qu'un certain groupement de médecins aidé par un certain laboratoire - suivez mon regard - va faire des pieds et des mains pour que retarder cette recertification. Et sans doute vont-ils réussirent à bloquer ce qui parait pourtant indispensable, en particulier en France !

    Dr Guy Roche, ancien interniste

Réagir à cet article