Le Livre blanc de la pharmacie

Après avoir été à l’origine de la réflexion qui a abouti au rapport « Les pharmaciens à l’horizon 2010 », l'Ordre national des pharmaciens souhaite aujourd’hui, dans le domaine de l'officine, contribuer à éclairer la profession sur les choix à opérer pour assurer au mieux son avenir. Ce souhait s'explique en partie par le fait que beaucoup de pharmaciens officinaux expriment de l’inquiétude sur leur avenir. Cette interrogation n'est pas nouvelle ; on en trouve des traces dans les réflexions qui ont été faites au cours des dernières années1. Il en est ainsi du rapport précité « Pharmaciens 20102 », qui la soulignait déjà nettement. Si l’on tourne un regard vers la réflexion internationale, les motifs d’interrogation et d’inquiétude ne sont pas absents non plus. Ainsi, "Developing pharmacy practice : a focus on patient care". Ce document préparé par l’OMS en collaboration avec la Fédération Internationale Pharmaceutique (FIP) fait l’analyse suivante : « Les préparations ont été largement remplacées par des produits industriels pour presque toutes les formes pharmaceutiques. On peut acheter des médicaments dans des supermarchés, dans des « drugstores » ou sur des marchés. On peut aussi se les procurer par la poste ou sur Internet, ils sont vendus par des personnels de santé, avec l’aide de machines assurant une délivrance électronique. Dans ces circonstances, il est pertinent de poser la question suivante : a-t-on encore besoin de pharmaciens d’officine ? Quelle est la valeur ajoutée des services de la pharmacie ? » La réponse donnée par le document de l'OMS et de la FIP est la nécessité de recentrer l’activité vers la santé. Cette orientation fait l’objet d’un large consensus, en France, dans la profession. On y reviendra dans tous les développements de ce Livre blanc. Réfléchir à l’avenir de l’officine, c’est réfléchir à la politique de santé, son évolution, ses besoins ; c’est réfléchir à la position de l’officine dans ce contexte. La vision de la santé (en quoi elle consiste, ce que souhaitent les patients et les citoyens), a profondément évolué au cours des quarante dernières années. La création de l’assurance maladie, en "solvabilisant" la demande, a ouvert des champs considérables et a agi comme une incitation permanente à la recherche et au progrès en matière de santé : opération réussie. Par la suite, l’apparition des déficits lancinants de l’assurance maladie a contribué à faire émerger et à amplifier la réflexion sur la justification des pratiques médicales : quelle est l’intervention la plus appropriée à un moment donné, tant du point de vue de son adéquation au besoin et au souhait du patient que de son coût ? Comment tirer parti de ces résultats pour maîtriser les dépenses ? En ce qui concerne la population, les pyramides des âges se sont fortement déformées, passant de l’aspect pyramidal à l’aspect cylindrique. Après le "baby boom" de l’après guerre, on est entré dans une phase de vieillissement très sensible de la population, ce qui modifie fortement la demande de soins : explosion des maladies chroniques et des maladies liées au vieillissement ou au mode de vie : diabètes, cancers, maladie cardiovasculaires,

Voir : http://www.ordre.pharmacien.fr/fr/pdf/livre-blanc.pdf

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