Le regard de l'Académie de médecine sur les doulas

Le terme « Doula » est le féminin de « Doulo » qui signifie, en grec ancien, esclave, connotation péjorative que certains préfèrent traduire par « servante». Bien qu’il y ait des différences notables entre diverses associations, dont la plus ancienne tient à la dénomination d’« Accompagnante de la naissance », nous utiliserons, par commodité, le terme générique de « Doula ». Il désigne des femmes qui proposent aux futurs parents un accompagnement non médical, du début de la grossesse au post-partum, en complément du suivi médical normal, pour répondre aux questions et aux angoisses maternelles et paternelles. Leur connaissance du sujet est essentiellement empirique, fondée le plus souvent sur une expérience personnelle de la grossesse, de l’accouchement et de l’allaitement, alliée à une formation théorique onéreuse et une formation pratique très limitée. L’historique Cette « nouvelle profession » est apparue, sous cette dénomination, il y a une trentaine d’années aux Etats-Unis. En 1980, des pédiatres américains Sosa, Kennel, Klaus et coll. (1) menant une étude randomisée chez des primipares Guatémaltèques en bonne santé montrent l’importance d’une présence et d’un soutien continus d’une femme à une autre pendant le travail, ce qui est confirmé par une autre étude de Klaus, Kennel, Robertson en 1986 (2) également au Guatemala, à vrai dire dans des circonstances particulières, les femmes étant livrées à elles-mêmes, dans une grande promiscuité. L’étude est reproduite aux Etats-Unis, en 1991, par les mêmes Kennel, Klaus, Mc Grath et coll. (3) dans une unité d’obstétrique à forte activité accueillant une grande proportion de femmes non anglophones et originaires de milieux défavorisés. Les accompagnatrices étaient des femmes bilingues, sans autre expérience que leur propre accouchement et une formation de trois semaines. D’autres études donnent des résultats semblables. Les auteurs notent, lorsque les femmes sont accompagnées au cours de l’accouchement, une diminution de la durée du travail, du recours à une perfusion d’ocytocine, d’une médication contre la douleur, d’extractions instrumentales, d’accouchements par césarienne, ainsi qu’une diminution des transferts de l’enfant en unité de soins intensifs. En outre, on aurait noté une réduction du nombre des dépressions du post-partum. Cependant, la situation outre-atlantique où le métier de sages-femmes n’existe pas est très différente de celle de la France

Voir : http://www.academie-medecine.fr/pdfPublication.cfm?idRub%3D26%26idLigne%3D1400

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