Les médecins sont-ils des malades comme les autres?

Confronté à un environnement très exigeant, le médecin estime en première réponse, lorsqu'on lui pose la question sur son état de santé , qu'il est un patient comme les autres . En fait il est trop souvent tout au contraire, malheureusement, son principal ennemi qui, par indifférence, mépris de sa souffrance ou crainte de la vérité, nie la fatigue et les symptômes annonciateurs de la maladie. L’enthousiasme insouciant du jeune médecin qui débute, mal prévoyant au plan matériel, fait progressivement place au souci constant d’une activité professionnellement soutenue et parfois excessive. Et trop souvent, quelques années plus tard, cette imprévoyance matérielle jamais remise en cause conduit au drame personnel et familial. Au regard des autres, la raillerie, comme au temps du Siècle des Lumières, ou des siècles précédents ( Montaigne : « la maladie du médecin est un scandale… » , Voltaire : « il n'y a rien de plus ridicule qu'un médecin qui ne meurt pas de vieillesse… ») n’est guère plus de mise et a fait essentiellement place à l’indifférence d’une société de moins en moins généreuse et respectueuse. Cette indifférence reste néanmoins le plus souvent bienveillante de la part des patients proches, fruit d’un long exercice attentif et généreux où la relation thérapeutique médecin-malade a été intense. Jean-Paul Valabrega conclut que « toutes ces images aboutissent à une forme condensée et essentielle de la relation thérapeutique : un médecin n'est pas un homme… Il joue malgré lui à Dieu… » (in « Nos médecins sont malades » de Jacques Dufresne). Cet homme, déifié malgré lui, prend-il suffisamment soin de

Voir : http://www.web.ordre.medecin.fr/rapport/lemedecinmalade.pdf

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