Les sages se penchent sur la conservation des gamètes des personnes ayant un projet de changement de sexe

Les personnes transsexuelles souhaitent parfois congeler leurs gamètes avant leur transition pour pouvoir préserver leur fertilité. Cette mesure peut être mise en œuvre en stricte application de la loi en cas d’orchidectomie, d’ovariectomie ou d’hystérectomie. Cependant et sachant que les traitements hormonaux utilisés n’altèrent pas la fonction gonadique de manière irréversible, les capacités de procréation des personnes transsexuelles peuvent être maintenues si on évite de procéder à une stérilisation chirurgicale. Il n’y a donc pas d’indication médicale évidente pour préserver les gamètes ou les tissus germinaux en l’absence de stérilisation chirurgicale. En outre l’utilisation des gamètes conservés ne serait en principe envisageable que par un couple homosexuel, ce que la loi interdit actuellement en France. Indépendamment de cet aspect légal les enjeux et les conséquences de cette utilisation ne devraient pas être ignorés. Si les personnes transsexuelles, qui sont déjà parents, peuvent trouver des aménagements pour que la conversion de l’identité parentale accompagne la conversion de l’identité de la personne, l’utilisation de gamètes conservés préalablement au changement de sexe reflèterait une incohérence identitaire dont les conséqu

Voir : http://www.academie-medecine.fr/le-25-mars-information-autoconservation-des-gametes-de-personnes-transsexuelles-et-projet-parental-eventuel/

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