Peur sur les bidonvilles

L'Afrique sub-saharienne est la région du monde la moins urbanisée [1]. Seulement 39,1% de la population de la région vit en ville. Néanmoins, d'après les projections, la population urbaine de la région devrait plus que doubler pour atteindre 760 millions d'ici 2030 [1]. La vitesse de l'urbanisation rend le phénomène très difficile à gérer. Un article récent du New England Journal of Medicine soutient que l'urbanisation est un danger sanitaire pour certaines populations vulnérables et que cette évolution démographique menace de créer une catastrophe humanitaire [2]. En Afrique, l'urbanisation est associée à la pauvreté. À l'échelle mondiale, près d'un milliard de personnes vivent dans des bidonvilles et ce chiffre devrait doubler pour atteindre deux milliards dans les 30 années à venir [3]. Le Programme de Nations Unies pour les établissements humains (ONU-HABITAT) définit un bidonville comme une zone urbaine manquant des services de base (assainissement, eau potable, électricité) et dont les habitants vivent dans des logements ne répondant pas aux normes, dans des conditions insalubres, dangereuses et de surpeuplement et sans garantie de maintien dans les lieux, et sont des exclus sociaux. En Afrique sub-saharienne, 71,8% des habitants vivent dans des bidonvilles, soit la plus forte proportion dans le monde [4]. Sur les décennies à venir, les effets du changement climatique se feront progressivement sentir sur le continent africain. L'évolution du climat et l'urbanisation produiront des interactions, dont les effets sont imprédictibles. Le quatrième rapport d'évaluation du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat a déclaré que l'urbanisation et le changement climatique pourraient agir de manière synergique pour accroître les charges de morbidité [4]. Une part importante de la morbidité dans les bidonvilles résulte d'un accès insuffisant à des

Voir : http://www.who.int/bulletin/volumes/87/12/09-073445/fr/index.html

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