Portable et cancer : faisons le point

Alors que les techniques de téléphonie mobile sont en plein développement, plusieurs études scientifiques parues récemment mettent en évidence la possibilité d'un risque faible d'effet sanitaire lié aux téléphones portables après une utilisation intense et de longue durée. La téléphonie mobile s'est largement développée au début des années 90. Elle repose sur l'utilisation de champs électromagnétiques (l'émission de radiofréquences) dont certains (ceux à fréquence extrêmement basse) ont été reconnus comme potentiellement cancérigènes par le CIRC. Les téléphones portables travaillent sur des gammes de fréquences différentes, beaucoup plus élevées (400 à 2 100 MHz). Toutefois, la majeure partie des ondes est absorbée par les cellules des organes situés à proximité immédiate de l'appareil. Dès lors, compte tenu de la rapide progression du nombre d'utilisateurs de téléphones mobiles, il convient de rechercher un éventuel impact de ces ondes sur la santé, et notamment de déterminer si elles majorent ou non le risque de cancer de la tête. De nombreuses études –dont les résultats sont contradictoires- ont déjà été publiées. L'étude INTERPHONE : la publication israélienne L'étude internationale multicentrique INTERPHONE, coordonnée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), a été mise en place, dans ce contexte, en 1999. Elle est menée dans 13 pays. La publication israélienne1 , récemment rapportée par la presse, selon laquelle l'usage fréquent du téléphone portable majorerait le risque de tumeurs bénignes de la parotide, s'inscrit dans ce cadre. Elle a inclus 402 patients atteints d'une tumeur parotidienne bénigne, et 58 d'une tumeur parotidienne maligne. Le groupe témoin comportait 1266 individus. Globalement, les auteurs n'ont observé aucune augmentation du risque de tumeur parotidienne consécutive à l'utilisation du téléphone portable. Toutefois, ce risque serait augmenté d'environ 50% dans une sous-population qui ne représente que 27% de l'échantillon observé : les utilisateurs réguliers en milieu rural et mixte (ville-campagne). Cette étude suscite quelques commentaires : l'analyse principale ne révèle aucune anomalie. Mai

Voir : http://www.e-cancer.fr/v1/index.php?option%3Dcom_redaction%26task%3Dvoiritemfo%26Itemid%3D243%26id%3D1848%26lang%3D1%26vers%3D1

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