Quand la France "abandonne" les patients autistes

Le CCNE a été saisi le 10 juillet 2005 par plusieurs associations de familles de personnes atteintes d'autisme2. Ces associations s’élèvent avec force contre les conceptions actuelles de prise en charge en France des enfants et des personnes souffrant d’autisme, et notamment contre l’absence ou le défaut de prise en charge éducative, en contradiction avec les programmes d'accompagnement actuels européens. Elles déplorent aussi le comportement d’une grande partie de la société française à l’égard des personnes atteintes de handicap, l'indifférence aux problèmes majeurs que les personnes autistes et leurs familles doivent affronter pour pouvoir assumer leur vie quotidienne, et l’absence de véritable politique globale d’insertion sociale. Introduction L’autisme est un handicap fréquent et majeur qui conduit, dans ses formes les plus graves, à un déficit important des capacités de relations, d’interactions sociales et de la communication verbale et non verbale, à des troubles du comportement, avec des modalités de comportement et des centres d’intérêt restreints et/ou stéréotypés, et une peur à l’égard de l’imprévu et de l’inconnu. Touchant près de 4 fois plus fréquemment les garçons que les filles, l’autisme peut, et devrait être diagnostiqué en règle générale vers l’âge de 3 ans, mais est souvent évoqué plus tôt. Aujourd’hui, plus de soixante ans après la première description de l’autisme, le pluriel (autismes) ou l’utilisation des termes "syndromes autistiques" ou "troubles envahissants du développement" sont considérés comme les plus appropriés pour désigner ce handicap. En effet, malgré l’existence de caractéristiques communes, les syndromes autistiques se manifestent par une très grande hétérogénéité. Ainsi, à un extrême, le handicap peut être profond, avec une absence totale de communication verbale, et à un autre extrême, l’existence d’une relative autonomie à l’âge adulte peut être parfois associée à des capacités intellectuelles hors du commun (voir Annexe 1). L’évolution aussi est très variable, reflétant à la fois la grande hétérogénéité des syndromes autistiques, l’hétérogénéité probable de leur cause, mais aussi la disparité en matière de précocité de diagnostic et de

Voir : http://www.ccne-ethique.fr/docs/CCNE-AVISN102_AUTISME.pdf

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