Qui vient aux urgences?

Depuis 1996, l’accroissement des recours aux services hospitaliers des urgences, avec plus de 14 millions de passages en 2004 et une progression moyenne de 2,8 % par an, constitue une préoccupation récurrente pour la politique de santé [1-4]. Cette augmentation traduit le fait qu'une majorité de patients consulte pour des pathologies relevant de la médecine ambulatoire libérale. Elle est à l’origine d’un triple constat : la prise en charge non justifiée de patients par une structure spécialisée et coûteuse, un afflux de patients vus pour une urgence souvent plus sociale que médicale, le hiatus entre « accueil » et « urgences » et l'embolisation de certains services d’urgences entraînant la diminution de la qualité de la prise en charge des urgences vitales. Nombre de ces passages correspondent à des pathologies bénignes, où l’expression de la demande de soins ne nécessite pas une prise en charge immédiate et spécialisée [5-7]. Pour tenter d’expliquer cette augmentation, plusieurs hypothèses ont été discutées, notamment celle sur les changements du comportement des usagers au cours du temps, avec une forte augmentation des demandes pour des soins non urgents et pour des patients auto-référés, c’est-à-dire venus sur leur propre initiative, non adressés par un professionnel de santé de ville (médecin généraliste ou spécialiste) [6-12]. En 2002, l’enquête nationale sur l’activité des services d’urgences montrait que 70 %

Voir : http://www.bdsp.ehesp.fr/fulltext/show.asp?Url%3D/Cnamts/POS/2008/1/33.pdf

Copyright

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article