Recommandations après l'accident de radiothérapie de Toulouse

L’accident survenu au CHU de Toulouse, déclaré à l’ASN en avril 2007, implique 145 malades traités par radiochirurgie intracrânienne. Cet accident arrive après plusieurs accidents de radiothérapie conventionnelle ou de radiochirurgie qui ont attiré l’attention sur ce domaine. En juin 2007, la ministre de la santé a chargé l’IGAS et l’ASN d’une mission d’enquête sur cet accident. I - L’ACCIDENT ET SON CONTEXTE La radiochirurgie stéréotaxique est une technique qui permet de supprimer une lésion de faible volume en utilisant les rayonnements ionisants en substitution à la chirurgie. A Toulouse, la méthode faisait appel à un accélérateur pour délivrer une dose unique sur un volume défini grâce à l’imagerie. Cette technique nécessite une collaboration étroite entre radiothérapeute, radiophysicien, neurochirurgien et neuroradiologue. 1.1 – une structure d’accueil dominée par la neurochirurgie Le CHU de Toulouse possède un pôle de neurosciences renommé, mais n’a jamais eu d’activité en radiothérapie. Quand il a souhaité développer la radiochirurgie stéréotaxique, il s’est tourné vers le centre de lutte contre le cancer, l’institut Claudius Regaud (ICR), pour créer une structure commune. Pendant plus de dix ans cependant, ICR et CHU n’ont pas réussi à s’entendre pour faire collaborer à égalité les moyens en radiothérapie et radiophysique du premier et ceux de neuroradiologie et de neurochirurgie du second. Le CHU a alors cherché dans le secteur libéral les compétences qui lui manquaient, tout en gardant la maîtrise du projet. Le centre de radiochirurgie stéréotaxique (CRRS) qu’il a créé en passant convention avec la clinique des Cèdres, le CHU de Limoges et un groupe de radiothérapeutes libéraux, est placé sous l’autorité d’un de ses anciens chefs de service de neurochirurgie et accueille trois jours par semaine des malades de neurochirurgie exclusivement. Bien que des observations lui aient été faites à ce sujet, le CHU n’a jamais voulu rééquilibrer l’organisation de son centre en prenant mieux en compte les besoins de la radiothérapie et de la radiophysique, qui sont restés les maillons faibles du projet : - aucun radiothérapeute n’est intervenu formellement au cours de la procédure de marché public qui s’est déroulée entre octobre 2004 et mars 2005 pour

Voir : http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Synthese_ASN_IGAS.pdf

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