Santé à Fos-sur-Mer : le point de SPF

L’Agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d’Azur a saisi Santé publique France le 03 mars 2017 pour effectuer l’analyse critique de l’étude de santé « Fos-Epséal » menée sur les communes de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Cette étude a été réalisée par une équipe CNRS du Centre Norbert Elias de Marseille, en lien avec une équipe universitaire nord-américaine (College of liberal arts and human sciences, Virginia Tech). Elle est fondée sur une approche dite « d’épidémiologie ancrée localement » et a été financée par l’appel à projets de recherche du Programme national de recherche environnement santé travail (PNR EST) 2014 de l’Anses. Les auteures sont : Barbara Allen (sociologue, Sciences and Technology in Society, Virginia Tech University, Washington DC), Alison Cohen (épidémiologiste, biostatisticienne, School of Public Health, University of California, Berkeley), Yolaine Ferrier (doctorante en anthropologie à l’EHESS, Centre Norbert Elias, Marseille, chargée de l’étude), Johanna Lees (socio-anthropologue, Centre Norbert Elias, Laboratoire de Sciences Sociales Appliquées, Marseille) et Valeria Siniscalchi (anthropologue, maître de conférence à l’EHESS, Centre Norbert Elias, Marseille). Il est à noter que Santé publique France, par l’intermédiaire de sa Cellule d’intervention en régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse (Cire Paca-Corse), est impliquée depuis plusieurs années sur la zone de l’étang de Berre et du Golfe de Fos dans le cadre de différentes études (évaluations sanitaires, études épidémiologiques, études d’imprégnation…) et a participé également aux travaux d’instances locales de concertation déjà existantes sur la zone. L’agence était donc informée de l’existence de cette étude avant d’être saisie pour son analyse critique. Elle s’est toutefois donnée pour objectif d’en faire une analyse neutre, autant que faire se peut, c’est-à-dire étayée scientifiquement et indépendante de tout positionnement institutionnel. Pour cela, Santé publique France a mis en place un comité d’appui. Les principaux résultats de l’étude Fos-Epséal montrant une prévalence élevée de certaines pathologies (maladies chroniques), l’ARS a jugé ces résultats préoccupants. Elle a donc saisi Santé publique France pour procéder à l’analyse de la méthode mise en oeuvre et des résultats qui en sont issus. La diffusion de cette étude en janvier 2017 a eu un important retentissement médiatique, tant au niveau local que national.

Voir : https://www.spppi-paca.org/_depot_sppi/_depot_arko/basesdoc/6/14457/2mhjid_rapport-d-analyse-de-l-a-tude-fos-epseal.pdf

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