Santé des migrants : les outils existent, mais la volonté politique fait défaut

La France a depuis des décennies été un pays d’immi gration pour des motifs politiques, économiques ou culturels. Aujourd’hui, le terme de « migrants » renvoie à un moment de l’existence d’hommes et de femmes qui ont décidé de quitter leur pays. Ils séjournent sur le sol français pour des durées très inégales, de toute façon en précarité à l’égard de l’accès aux soins. Majoritairement, ces personnes s e rendent invisibles pour n’être pas reconduites à la frontière et placent au second pla n leurs difficultés de santé par rapport à leur projet migratoire, ce qui pose des questions de santé publique non résolues. En effet, les structures d’offre de soins (en particul ier les hôpitaux) sont peu organisées pour aller au-devant d’elles ce que font, en revanc he, les associations humanitaires, sans soutien manifeste de l’État. Il est aujourd’hui difficile de mesurer à la fois l es effectifs présents et les flux d’entrée et de sortie de migrants, mais tout semble cependant i ndiquer que leur nombre n’excède pas 0,5 % de la population générale en France. Ils ne constituent nullement une menace, ni sur le système de soins, ni sur notre organisati on sociale. En même temps, chacun doit être conscient que les évolutions géopolitiques (cl imat...) vont amplifier les phénomènes migratoires, ce qui oblige à anticiper. Cela impliq ue, à la fois, la mise en place de structures officielles pérennes de mise à l’abri de s nouveaux arrivants dans des conditions décentes, mais aussi de moyens d’intégra tion de ceux pouvant relever du droit d’asile ou du statut de réfugiés. On ne peut, en tout état de cause, admettre que l’absence de prise en charg

Voir : http://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/publications/ccne_avis_127_sur_la_sante_des_migrants_0.pdf

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