Un sujet perturbant

L’espérance de vie à la naissance atteint en France près de 85 ans pour les femmes et près de 78 ans pour les hommes. Elle a quasiment triplé depuis 250 ans. Elle était respectivement de 28 et 27 ans en 1750. En moyenne, elle aurait augmenté de trois mois chaque année depuis 18411. Plus précisément, on s’aperçoit qu’elle a subi des évolutions au rythme des progrès de la science : l’invention de la vaccine contre la variole par Jenner en 1796, puis les découvertes de Pasteur, l’asepsie, la découverte de la pénicilline par Fleming, le traitement des maladies cardiovasculaires, pour ne prendre que quelques exemples2. Il semble que les nouveaux progrès de la prise en charge du grand âge et des maladies dégénératives permettent pour la première fois d’augmenter de manière significative l’espérance de vie à 80 ans qui avait stagné jusqu’au début des années 1960. Elle progresse à nouveau très rapidement depuis 1995. Cette dernière évolution a permis de dépasser encore une fois tous les pronostics sur les limites de l’espérance de vie, mais peut-on continuer indéfiniment ? En 1971, Abdel Omran avait formulé une première théorie de l’amélioration de l’espérance de vie et de ses limites, la qualifiant de « transition épidémiologique »3. Il estimait qu’à l’issue de la révolution pasteurienne, l’humanité connaîtrait une pandémie de maladies de dégénérescence et de maladies de société (accidents de la route, alcool, tabac..) qui mettrait fin à la croissance de l’espérance d

Voir : http://www.senat.fr/rap/r10-765/r10-7651.pdf

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