Quelques pistes pour expliquer et soigner la souffrance des soignants

Interviewé par l’IEDRS (Institut européen pour le développement des relations sociales), Emmanuel Pierre, ancien membre du conseil départemental de l’Ordre des médecins de Lorraine et chirurgien à Metz évoque les causes de la souffrance des soignants et les solutions institutionnelles qui pourraient être mises en place.

Voir : Risques psychosociaux à l’hôpital : la souffrance de ceux qui soignent

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Vos réactions (1)

  • On me tend la main vers... la sortie !

    Le 10 janvier 2018

    Comment dire qu’il y a une telle utopie ? Aucune prise en charge réelle par les établissements employeurs ! L’idée est plutôt de chasser ce fardeau statistique par une porte de sortie peu élégante ! Victime du syndrome d’épuisement professionnel, je n’ai rencontré qu’une seule fois le médecin du Travail (il y a plus d’un an et rien depuis), qui m’a lui même malmené !

    Ensuite j’ai vu des médecins assermentés agréés dits experts. Le dernier en date m’a simplement humilié en prétendant qu’il en avait assez de voir des gens épuisés, tout le monde est épuisé...! Il n’a pas cherché à en savoir plus, ne m’a absolument pas laissé la possibilité de m’exprimer alors que j’avais déjà tût cela par un déni (j’ai enfin su me libérer grâce au concours d’un psychiatre, il y aura un an en février)...et maintenant que je suis un fardeau pour mon employeur, qui est un établissement de santé, je le rappelle car c’est un véritable paradoxe, on me tend la main vers... la sortie ! Alors tout ceci est bien beau mais ce refus de reconnaissance du syndrome d’épuisement professionnel a ce genre de conséquence bien lourde...Démuni car aucun interlocuteur, je subis ! En agissant ainsi, il est clair que je vis un nouvel échec ! Comment se reconstruire ? Comment vivre ?
    Personne, personne ne semble entendre ce mal-être, ce malaise...et surtout pas les médecins expertisant notre santé ! Je suis anéanti et seul face à ce problème qui, au lieu de se résoudre, s’amplifie. J’aurai tellement eu besoin de m’exprimer pour protéger d’autres collègues soignants ! On ne m’en laisse pas l’opportunité car pour accéder à un RDV à la Médecine du Travail, je dois passer par la DRH qui planifie les RDV du personnel de l’Etablissement. Et je ne souhaite pas informer la DRH !

    D (IDE)

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