Syndrome de choc toxique, il n’y a pas que les tampons !

Voici l’observation d’une femme de 29 ans qui consulte pour une fièvre et un érythème maculeux diffus peu spécifique. Comme elle avait une atteinte de l’état général, on a rapidement suspecté un choc toxique staphylococcique, ayant son origine dans l’utilisation de tampons périodiques, et l’évolution a été favorable sous antibiotiques intra-veineux.

Mais le diagnostic n’est pas toujours suspecté aussi rapidement et les chocs infectieux peuvent être mortels s’ils ne sont pas pris en charge rapidement, habituellement en service de soins intensifs. L’origine n’est gynécologique que dans la moitié des cas environ. Les staphylocoques, les streptocoques, parfois d’autres germes, peuvent être en cause, par l’intermédiaire de toxines, ce qui explique que les hémocultures soient souvent négatives. L’état de choc peut mettre rapidement sur la voie du diagnostic, mais l’éruption, peu spécifique, peut être au premier plan.
  

Dr Daniel Wallach

Références
Swarbrick AW, Kumarasinghe SP. Toxic shock syndrome: A dermatological emergency. Australas J Dermatol., 2018; 59: 154-155.

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